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Una tenera follia


Autres titres: A tender madness
Réal: Nini Grassia
Année: 1986
Origine: Italie
Genre: Comédie
Durée: 81mn
Acteurs: Saverio Vallone, Sonia Viviani, Alex Damiani, Margie Newton, Yari Porzio, Pippo Barone, Laura Papi, Milva Coloma, Mimmo Postiglione, Luigi Fumo, Caterina Minuz, Giuseppe Salomone, Ivana Cerdelli...

Résumé: Paolo est en couple depuis trois ans avec une jeune héritière, la très jalouse Daniela. Lorsqu'il rencontre Sara il ne peut s'empêcher de la draguer et de sortir avec. Il va devoir sans cesse inventer de nouveaux mensonges pour que Daniela ne s'aperçoive de rien. Sergio, son meilleur ami, lui sert également de couverture. Sergio est tout aussi volage que lui puisque même s'il est également en couple cela ne s'empêche pas de sortir avec la meilleure amie de Sara...

Après avoir débuté en tant qu'impresario puis agent de théâtre Antonio Grassia dit Nini Grassia réalise son premier long métrage en 1979, un petit polar "régional" aujourd'hui bien oublié, La pagella avec un Marc Porel à bout de souffle. Il met ensuite en scène un bon nombre de comédies et de musicarelli notamment avec Nino D'Angelo avant de se tourner dés le milieu des années 80 vers un certain érotisme papier glacé qui flirte régulièrement avec le hardcore, sa marque de fabrique, tout en gardant cependant ce coté luxueux. Il

devient rapidement un des spécialistes du genre avec notamment des titres tels que La puritana / La maison des fantasmes, Provocazione fatale, Sensazioni d'amore, Il fascino sottile del peccato... . Avant d'aborder cette nouvelle ère Nini Grassia réalisa quelques bien gentilles pellicules romantiques dont l'inoffensif Una tenera follia.
Résumer Una tenera follia est un exercice quelque peu vain puisque le scénario tient dans un mouchoir de poche voire un kleenex. Fils d'un entrepreneur en bâtiment, Paolo sort depuis trois ans avec Daniela, une séduisante mais très jalouse jeune héritière. Son fidèle copain, Sergio, est chanteur. Il est le petit ami de la meilleure amie de Daniela. Débarque

alors Sara venue passer quelques vacances dans sa superbe villa avec son ami Luigi. Paolo ne peut s'empêcher de la draguer et de sortir avec sans lui dire qu'il est déjà en couple avec Daniela qu'il fait passer pour sa soeur. Sergio lui sert de couverture et sort lui aussi en cachette avec la meilleure amie de Sara. A force de jouer avec le feu Paolo va se bruler les doigts lorsque la vérité éclatera. Pouvait-on faire plus simple et tout de même tenir 80 minutes? Grassia y est parvenu. En fait durant près d'une heure vingt on assiste à de galantes rencontres, promenades terrestres et maritimes, rendez-vous entre Paolo et Daniela, Paolo et Sara, Sergio et sa petite amie et sa maitresse. Un incessant chassé-

croisé qui ressemble à un dépliant touristique pour l'ile volcanique d'Ischia, une splendide station balnéaire napolitaine dont Grassia nous fait faire le tour. Mer bleu azur, décors exotiques de rêve sous un soleil enchanteur magnifiquement mis en valeur par une superbe photographie, villas et piscines luxueuses, cette comédie maritime est une véritable ode à l'évasion, aux vacances. Difficile de résister à l'envie de ne pas aller visiter Ischia après avoir vu le film dont c'est bel et bien le seul vrai atout.
C'est aussi l'occasion pour Grassia de mettre en vedette Alex Damiani, star du roman-photo notamment pour la Lancio mais également chanteur populaire pour ménagères fleur bleue,

en entrecoupant cet enchainement de rendez-vous par quelques unes de ses représentations scéniques dans de somptueux clubs med qui ne servent à rien du tout du point de vue du scénario. Una tenera follia est ce qu'on pourrait appeler une comédie sentimentale touristique plutôt niaise tant elle est peu crédible. Difficile de croire à ce chassé-croisé entre des couples qui ne se doutent de rien même lorsqu'ils sont face à la vérité, des couples qui disparaissent parfois purement et simplement de l'histoire comme la meilleure amie de Sara qui se volatilise dans la dernière bobine, le couple de Sergio qu'on oublie finalement et donne encore plus l'impression que Alex Damiani était en fait plus

promotionnelle qu'autre chose. Pour donner un brin de consistance à l'intrigue Grassia a cru bon d'y ajouter une petite histoire d'argent, de crédit à rembourser, l'entreprise familiale de Paolo étant en difficulté financière. Cela ne sert strictement à rien du tout comme les interludes comiques de Pippo Barone censées apporter une touche d'humour à l'ensemble. Elles peuvent faire rire en effet mais elles arrivent comme un cheveu sur la soupe et au final ne servent elles non plus à pas grand chose. Le final ici justifie l'adjectif sentimental mais aussi le titre du film, l'amour est plus fort que tout. C'est beau surtout sur fond de coucher de soleil napolitain.

Outre la beauté d'Ischia, l'office du tourisme a du financer le film, il ne fait pas oublier celle de ses deux principales interprètes, l'autre raison de visionner cette bande solaire, Sonia Viviani et Margie-Evelyn Newton. Sonia, plus mature et pulpeuse que jamais, est simplement divine et mérite à elle seule le visionnage du film. Elle avoue aujourd'hui avoir accepté le rôle uniquement par besoin d'argent. Quant à Margie elle s'exhibe pudiquement seins nus et passe le plus clair de son temps à embrasser ce costaud mais benêt de Saverio Vallone même en conduisant! La sécurité routière ne la remercie pas. Quant à Alex Damiani il chante et bronze en slip de bain, il ne pouvait mieux trouver pour faire fantasmer

ses fans. Le reste de la distribution est aussi anonyme qu'amateur à l'exception de Pippo Barone. A oublier!
Ultime comédie de Nini Grassia avant qu'il n'entame son virage dans l'érotisme de luxe hardcore Una tenera follia, gros flop au box-office italien, est une comédie romantique vide et insipide rythmée de slows baveux et de musique ultra mielleuse qui se laisse néanmoins gentiment déguster un soir d'ennui ne serait-ce que pour la beauté de l'ile d'Ischia et son duo d'interprètes féminines. C'est très très peu mais parfois cela suffit à passer un moment divertissant. A noter que la chanson du générique de début ressemble étrangement à la désormais plus que célèbre chanson de La boum de Claude Pinoteau, Dreams (are my reality).

  • Par Éric Draven | mardi, 9 juin 2026 | 17h23
  • CatégorieLes films

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