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Schulmädchen report - Teil 2


Autres titres: Les petites cochonnes / Campus teasers
Réal: Ernst Hofbauer
Année: 1972
Origine: Allemagne
Genre: Sex mondo
Durée: 90mn
Acteurs: Friedrich Von Thun, Rena Bergen, Kurt Bülau, Rolf Castell, Gunter Clemens, Karin Götz, Willy Harlander, Heidi Hansen, Jürgen Emanuel, Elfi Helfrich, Astrid Kilian, Walter Kraus, Hans Heiking, Jochen Mann, Rosl Mayr, Felicitas Peters, Karin Wieland, Christine Snyder, Jörg Nagel, Josef Mooseholzer, Helga Wild, Michael Schreiner...

Résumé: Ce deuxième volet de la série "Schulmädchen report" traite une fois de plus de la sexualité des adolescentes dans une Allemagne en pleine révolution sexuelle, avec de nouveaux témoignages, de nouvelles histoires parfois tragiques et de nouvelles interviews d'anonymes...

La sexualité adolescente fut dans les années 70 un des thèmes privilégiés du cinéma d'exploitation non seulement italien mais également allemand qui dés le début de cette décennie vit naitre tout un filon de films érotiques pseudo documentaires sur la sexualité non seulement de nos chères têtes blondes mais de manière plus générale sur la sexualité. C'était en fait la réponse teutonne au sexy mondo transalpins et américains alors très en vogue. A une différence près: l'Allemagne déjà à l'origine d'un filon cinématographique dit "gynécologue" allait se montrer plus directe, plus permissive que ses

collègues italiens. Naquirent ainsi plusieurs séries de films dont les plus connues sont les Lhermädchen-report, les Kankrenschwestern-report, les Fruhreifen-report, Schlüsseloch-report, Sex-traüme-report, Hausfrauen-report... . Mais surtout et avant tout il y eut la plus célèbre d'entre elles, celle qui en fut un peu la mère, les fameux et incontournables Schulmädchen-report signés Ernst Hofbauer, un des plus renommés metteurs en scène coquins teutons, une série qui se déclina en pas moins de quatorze films. Le premier connu en France sous le titre Rapports intimes au collège sortit en 1971. Suite au succès remporté le second joliment retitré pour la France Les petites cochonnes

suivit tout naturellement en 1972.
Le générique de début l'annonce dare-dare: ce N°2 est la suite directe du premier volume qui en Allemagne connut un succès inattendu et aida beaucoup de parents à mieux comprendre leurs progénitures. On se veut sérieux presque didactique. Le spectateur sourit. On ne plaisante pas avec l'éducation sexuelle de nos adolescents en pleine révolution elle aussi sexuelle en ce tout début de décennie. La voix-off nous rappelle les sujets traités lors du premier tome: la masturbation, l'homosexualité, la virginité et la défloration, les rapport sexuels... avant d'informer que ce N°2 va en aborder de nouveaux toujours sous le joug de

spécialistes, psychologues, sexologues... qui ont tous traité les cas qui seront évoqués. Ces cas, soit quelques sept histoires, ont été mis en scène, chacun sera commenté. Le voyage peut commencer.
Le premier sketch concerne trois lycéennes de 17 à 18 ans qui ont décidé de draguer leur professeur de maths, un homme intègre qui va se laisser charmer par les deux gourgandines. Elles l'invitent chez l'une d'elles pour un cours privé, couchent avec et prennent des photos en cachette. L'affaire s'ébruite. Humilié, destitué, le professeur se suicide.

Le dépucelage, la découverte du corps de l'autre est au centre du second segment. Deux ados de 15 et 16 ans se découvrent dans une grange et finissent par faire l'amour. Un petit garçon les épie. Son père le surprend et lui met une bonne fessée avant de chasser les deux fautifs.
Ce sont deux fugueuses de 16 ans qui sont les protagonistes de la troisième histoire. Désemparées, elles sont hébergées par Uschi qui est en fait une mère maquerelle. Elle les jette dans les griffes d'un homme qui va les dépuceler et en faire des putains. Elle se sauvent et se réfugient chez deux hippies qui ne pensent qu'au sexe et ont bien l'intention de

les emmener avec eux à Katmandou. Elles rentrent au pensionnat.
Le quatrième sketch sans grand intérêt raconte la mésaventure de Heini, un jeune homme qui très maladroit pour sa première fois n'arrive pas à bander. Nu au milieu des bois le couple est interrompu par un bucheron qui préalablement leur a volé leurs vêtements. Lasse, la jeune fille le choisit pour se faire déflorer et laisse son pauvre copain seul, nu et tout penaud dans le bois.
Le cinquième volet s'intéresse à une adolescente qui un soir rencontre dans un pub deux junkies, violeurs en série. Ils l'emmènent chez eux, la droguent et la violent. Elle n'est qu'une victime parmi tant d'autres.

Le sixième récit aborde la pornographie et les photos de nu. Deux adolescentes de 16 ans en manque d'argent se laissent entrainer par un photographe dans son studio. Il leur propose de les payer pour poser nues. Elles y prennent gout et surtout se sentent mises en valeur. Mais un jour le concierge de leur lycée les reconnait dans un magazine de charme.
L'avant-dernier segment nous fait faire la connaissance de Elke, une lycéenne de 17 ans qui pour se vanter de l'avoir déjà fait, se voit obligée de se donner à un garçon réputé être monté comme un étalon lors d'une fête organisée par ses copines de classe. Au moment crucial chacun réalise que l'autre est vierge. Ils font cependant l'amour et cette première fois est

magique. La soirée se termine en partouze pour ses copines.
L'ultime histoire est plus dramatique. Elle conte les malheurs d'une malheureuse lycéenne tombée enceinte. Pour son père elle n'est qu'une putain qu'il renie. Désespérée elle tente de se suicider mais se rate. Cette tentative va la rapprocher de ses parents qui désormais vont la couver et accepter les joies d'être grands-parents.
Ce qu'on remarque d'emblée au visionnage de ce N°2 c'est qu'il se veut plus sérieux, plus crédible. Certes la reconstitution des diverses histoires est toujours aussi drôle, prête par instant à sourire et surtout toujours aussi voyeuriste. On sait pourquoi le spectateur regarde

ce type de films, ce qu'il en attend, Hofbauer lui donne donc ce qu'il désire tant voir: un maximum de nudité et de sexe à défaut d'un véritable hardcore. Le coté éducatif est un leurre pour détourner la censure et pouvoir offrir au public une bande croustillante remplie de jeunes donzelles qui se déshabillent sans pudeur face à un objectif voyeur. Ce qui change quelque peu cette fois c'est le ton employé, plus dramatique dans certains des sujets qu'il soulève. Le film s'ouvre et se referme sur un suicide, celui d'un professeur déshonoré par des lycéennes inconscientes et celui d'une jeune fille trop ignorante sur les choses du sexe. Sont traités aussi les pièges de la prostitution et les réseaux de drogue et des violeurs en

série en face desquels les adolescentes sont des victimes désignées. Un sujet toujours d'actualité aujourd'hui d'autant plus avec la naissance des réseaux sociaux. Certes cela reste de l'exploitation souvent glauque (le sketch des serial violeurs est un bel exemple) mais on sent l'effort derrière l'aspect voyeur et malsain.
Plus vraisemblables également sont les diverses interviews de rue faites auprès d'adolescentes et de jeunes femmes. On les sent cette fois sincères (et non préfabriquées) du moins pour la plupart et les réponses données peuvent paraitre aujourd'hui sidérantes, d'une telle liberté d'esprit. Elles sont un beau témoignage d'une époque et de moeurs à

jamais révolues. De tels propos aujourd'hui seraient impensables et pourraient choquer surtout dans ce contexte rétrograde dans lequel nous vivons, dans une société où on avance à reculons, où la sexualité, la permissivité redeviennent tabou ou presque. Quelques exemples pour donner un aperçu des idées d'alors. Quoi de plus normal qu'une adolescente sorte avec un homme bien plus âgé d'autant plus qu'elles préfèrent souvent des hommes matures car plus expérimentés et donc bons professeurs. Ce n'est en rien un crime pour la plupart même si la loi l'interdit. Punir d'une fessée un enfant qui espionne un couple faire l'amour ou une femme qui fait pipi est stupide car c'est ainsi qu'il s'instruit, le

meilleur âge pour commencer à s'intéresser et apprendre les choses de la vie étant situé entre 9 et 13 ans. D'ailleurs pourquoi regarder une vache qui pisse est permis et pas une femme alors que la vache pisse bien plus? dit l'enfant pour sa défense. Oserait-on encore une telle comparaison (somme toute véridique) aujourd'hui? Pour beaucoup de jeunes filles la pornographie est un bon moyen de s'instruire et ne devrait pas être interdite, ces mêmes jeunes filles avouant que le meilleur âge pour un premier rapport sexuel se situe entre 15 et 16 ans, sans pour autant être amoureuse. On fait l'amour pour prendre du plaisir pas pour tomber amoureux. Quant à fumer des joints ça aide à se désinhiber, sexe et cannabis font

bon ménage. Eh oui les moeurs ont bien changé messieurs dames! Le tout est étayé par l'avis de spécialistes. Pseudo ou pas les propos sont moins hallucinants que d'habitude, plus réfléchis et vont souvent dans le sens de cette nouvelle jeunesse à laquelle l'ancienne génération doit s'adapter. Mais les parents doivent néanmoins garder un oeil sur leurs progénitures pour leur éviter de trop s'égarer ou qu'elles ne fassent des bêtises en se laissant influencer par des adultes malveillants.
Ce deuxième volet des Schulmädchen reste du pur cinéma d'exploitation bien sûr, un cinéma pour voyeurs qui se rinceront l'oeil devant tant de nudité féminine (même si on a

connu bien plus audacieux encore dans les volets suivants et d'autres films de ces séries érotiques germaniques) mais ces Petites cochonnes outre le coté fortement estampillé années 70 toujours aussi agréable (ah ces looks et ce style) a ce petit coté sincère qui le rend bien sympathique. Quant à la distribution on y retrouve une bonne partie des acteurs et actrices interchangeables propre à ces collections de films, des spécialistes de l'érotisme teutons bien sur (Karin Gotz, Astrid Kilian...) mais également pas mal de comédiens qui débutèrent leur carrière dans ces séries avant de devenir des valeurs sûres du cinéma et de la télévision allemande (Michael Schreiner). Comme quoi la polissonnerie mène à tout.

  • Par Éric Draven | mardi, 16 juin 2026 | 17h49
  • CatégorieLes films

« Una tenera follia Cinque figli di cane »

À retenir

  • Le 10 meraviglie dell'amore

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