Maniaco Deprebis

  • Les Films
  • Hardcore italien
  • Cinéma X
  • Cinéma Gay
  • Dossiers
  • Bios
  • Maniaco-Grévin
  • Salle des Dieux
  • News

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Buona parte di Paolina


Autres titres:
Réal: Nello Rossati
Année: 1973
Origine: Italie
Genre: Comédie érotique
Durée: 83mn
Acteurs: Antonia Santilli, Tony Askin, Rossanna Ballanti, Giulio Baraghini, Otello Belardi, Marina Berti, Rossana Canghiari, Ernesto Colli, Rossana Di Lorenzo, Checco Durante, Attilio Duse, Fiorenzo Fiorentini, Nella Gambini, Diego Ghiglia, Carlo Giordana, Claudio Gora, Enzo Liberti, Tiziano Longo, Ettore Manni, Elio Pandolfi, Renato Pinciroli, Umberto Raho, Carlo Sanmartin, Piero Vida, Giuseppina Quinn...

Résumé: Paolina, l'avide soeur de Napoléon 1er, arrive à Rome et fait très vite scandale. Frustrée par son mariage avec Camillo Borghese, un impuissant, elle ne tarde pas en effet à coucher avec tous les hommes qu'elle croise. Auprès du peuple romain elle passe vite pour une putain. Sa réputation de dépravée atteint des sommets lorsqu'elle demande au sculpteur Canova de faire une statue d'elle entièrement nue. Le pape doit intervenir...

Nello Rossati, réalisateur méconnu qui n'a jamais vraiment réussi à recevoir la reconnaissance tant du public que de ses pairs, s'est surtout fait connaitre dans les années 70 pour ses quelques drames érotiques morbides avec Eva Czemerys (Epouse le jour prostituée la nuit, La gatta in calore) et Une fille de nuit avec Lorraine De Selle. Rossati est également auteur de quelques sexy comédies malheureusement oubliables telles le discret mais charmant Une nièce malicieuse et Défense de toucher dont l'intérêt principal est la présence de la plantureuse Ursula Andress. Le passage entre ces deux genres se fait avec

cette comédie historique devenue rare au fil du temps Buona parte di Paolina qu'il réalise en 1973.
Fraichement débarquée à Rome après son mariage frustrant avec Camillo Borghese, un homme mou et impuissant, Paolina la soeur de Napoléon 1er est décidée à se venger de cette désolante union orchestrée par son frère. Frustrée et furieuse Paolina compte bien se rattraper sexuellement parlant. Elle se met en chasse. Lorsqu'elle ne se dénude pas dans les jardins de sa demeure afin de calmer la fureur du peuple qui se soulève elle couche avec tous les hommes qui passent à sa portée: un brigand, un jeune messager français fort bien membré, un capitaine piémontais proche de l'empereur qui malheureusement n'arrive

pas à bander, trop impressionné par Paolina qui lui avoue que cela arrive aussi à Napoléon. Auprès du peuple romain, choqué par son mode de vie libertin, Paolina passe très vite pour n'être qu'une dépravée d'autant plus débauchée qu'elle vient de demander au sculpteur Antonio Canova de faire une statue d'elle nue. Toutes ses frasques parviennent aux oreilles du pape qui exige sa venue au Vatican. Elle s'y rend et rencontre le cardinal Fesch qui la sermonne fermement et lui demande d'arrêter ses coucheries afin d'éviter d'autres scandales. Furieuse Paolina se voit contrainte à la sagesse. Afin de pallier à ce manque soudain d'amants Paolina décide de se prostituer dans une taverne où malheureusement

on la reconnait. Le clergé lui ordonne alors de quitter Rome. Elle retourne à Paris.
Comédie érotique? Sexy comédie en costumes? Décamérotique? Il n'est pas forcément évident de mettre ce film de Rossati, écrit en duo avec son comparse habituel Luigi Russo, dans une catégorie précise. En fait c'est un mélange un peu des trois. On y retrouve le schéma de la décamérotique pour l'enchainement d'historiettes coquines en costumes et l'ambiance Rome antique, de la sexy comédie pour les situations et les gags et de la comédie érotique pour justement l'érotisme, ligne directrice de la vie de Paolina, la soeur goulue de Bonaparte dont la vie de dévergondée a vaguement inspiré les scénaristes.

Inutile de s'attendre à y trouver un quelconque intérêt historique. Rossati fait référence ça et là à quelques évènements de l'Histoire napoléonienne, à la Rome papale dans laquelle le film se déroule. Ni plus ni moins. Le film se compose en fait d'une série de mini histoires qui met en scène les frasques amoureuses de Paolina l'insatiable qui enchaine aventures sur aventures. Seul l'aspect érotique intéresse donc Rossati mais il faut reconnaitre que le spectateur n'est pas venu ici prendre une leçon d'histoire.
Malheureusement ceux qui s'attendraient à une bande délurée et voyeuriste vont être assez déçus. Rossati reste sage, trop sage pourrait-on dire. L'érotisme se limite à la nudité là

encore toujours décente de Paolina qui se déshabille beaucoup, multiplie les plans seins nus et les nus dorsaux, les poses lascives mais hormis cette légèreté de l'héroïne les excès se comptent sur les doigts d'une demi main. Le film joue bien plus sur l'aspect comique et satirique, les situations et les gags et l'ambiance bon enfant un brin grivois de l'ensemble. A ce niveau Buona parte di Paolina (on notera le jeu de mot du titre) fonctionne plutôt bien et c'est ce qui le sauve, il faut l'avouer, de l'ennui. Jouissant d'un rythme assez bien soutenu, cette comédie allègre enchaine avec humour les coquineries bonapartiennes à grands renforts de dialogues et jeux de mots typiquement romains qui régalera l'italophile et

pourquoi pas les autres aussi.
Un des autres principaux atouts du film est son interprétation, riche en seconds rôles flamboyants puisqu'on y retrouve des noms aussi prestigieux que Ettore Manni, Fiorenzo Fiorentini, Marina Berti, Claudio Gora, Checco Durante, Piero Vida, Umberto Raho, Tiberio Murgia et Renato Pinciroli, de grands nom du théâtre qui donnent à l'ensemble un coté vivant fort appréciable. Mais c'est surtout de Antonia Santilli, la doublure officielle de Ornella Muti, dont on se souviendra. L'actrice certes discrète incarne cependant avec fraicheur et désinvolture cette Pauline Bonaparte qui se dévêt avec entrain face à l'objectif. Ce sera

l'ultime film d'Antonia, découverte deux ans plus tôt dans Orgies Mesdames les putes de Renato Savino, deux années d'une carrière essentiellement consacrée à la décamérotique à l'exception de Il boss de Fernando Di Leo qu'elle clôt avec un film qu'elle avoue enfin apprécier et qu'elle prit beaucoup de plaisir à tourner.
Tourné sans grands moyens (cela se voit) à la Villa Borghese Buona parte di Paolina est une comédie érotico-historique (peu historique) divertissante, sans temps mort, au rythme soutenu, au ton fondamentalement joyeux, menée avec humour par une troupe de comédiens allègres et une Antonia Santilli mutine et convaincue. On aurait simplement

aimé qu'elle soit un peu plus osée surtout à une époque où régnaient en maitre sur les écrans italiens les décamérotiques. Sa rareté en fait aujourd'hui une pièce de collection pour l'amateur, le film n'ayant jamais eu les honneurs d'une édition vidéo encore moins DVD, ni les honneurs de passages télévisés. Seules des copies pirates circulant ça et là provenant d'une copie CSC permettent de le visionner et se faire plaisir.

  • Par Éric Draven | mardi, 26 mai 2026 | 13h29
  • CatégorieLes films

« Sposero Simon Le Bon Ancora una volta a Venezia »

À retenir

  • Le 10 meraviglie dell'amore

Catégories

  • La photo de la semaine
  • Les films
  • Hardcore italien
  • Le cinéma X
  • Le cinéma gay
  • Les courts et moyens métrages
  • Biographies
  • Visages d'un jour Visages de toujours
  • Les Dossiers du Petit Maniaco
  • Le petit musée du Maniaco-Grévin
  • La salle des Dieux
  • Les archives secrètes du petit écran
  • Réalisateurs et grands noms du Bis
  • Les nouvelles du jour
  • Emotions Bis

S'abonner

  • Fil des entrées

Propulsé par Dotclear - Thème Freshy de Julien de Luca adapté depuis Wordpress