Maniaco Deprebis

  • Les Films
  • Hardcore italien
  • Cinéma X
  • Cinéma Gay
  • Dossiers
  • Bios
  • Maniaco-Grévin
  • Salle des Dieux
  • News

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Il conquistatore di Atlantide


Autres titres: Goldocrack à la conquête de l'Atlantide / The conqueror of Atlantis / Kingdom in the sand
Réal: Alfonso Brescia
Année: 1965
Origine: Italie
Genre: Peplum / Fantastique / S.F
Durée: 93mn
Acteurs: Kirk Morris, Luciana Gilli, Piero Lulli, Andrea Scotti, Mahmoud El-Sabbaa, Caterina Trentini, Livia Rossetti, Rinaldo Zamperla, Hélène Chanel, Fortunato Arena, Mohammed Tawfik...

Résumé: Après s'être échoué au large des côtes de l'Afrique septentrionale Heraclès est sauvé par Virna la princesse du désert. Cette dernière est kidnappée par ceux que son peuple et les bédouins appellent les Ombres, de mystérieuses créatures venues de la Montagne de la mort. Heraclès est chargé de la retrouver. Il part accompagné de Karr pour les Montagnes de la mort. Une fois arrivés à destination ils sont fait prisonniers par la reine Ming et le sorcier Ramir, les maitres de l'Atlantide, qui ont pour objectif de redonner vie à leur civilisation grâce à leur armée de robots dorés. Virna est également leur prisonnière. Elle est destinée à succéder à la reine Ming. Heraclés doit sauver Virna et mettre un terme aux projets fous de Ramir...

Alfonso Brescia est un solide artisan, un professionnel qui tout au long de sa carrière s'est essayé à quasiment tous les genres du cinéma d'exploitation avec plus ou moins de chance certes mais un Brescia n'est cependant jamais ou rarement ennuyant. Sa longue filmographie étalée sur quelques quatre décennies a toujours quelque chose d'excitant, de divertissant. Cette impressionnante filmographie a débuté au milieu des années 60 avec comme pour beaucoup de ses confrères quelques péplums, un genre qui eut son heure de gloire en Italie dans les années 50 et le début des années 60. Même si le genre commence

à s'essouffler en ce milieu de décennie quelques metteurs en scène tel Brescia continuent encore à en tourner. Plutôt original Il conquistatore di Atlantide sera l'ultime qu'il réalisera.
Attaqué par des pirates le puissant Eracle a fait naufrage et s'est échoué au beau milieu d'un désert aride quelque part en Afrique septentrionale. Il est recueilli et sauvé par Virna, princesse du désert et fille d'Assur, à la tête d'une tribu de nomades pilleurs. Rétabli Eracle continue sa route mais il est attaqué par des bédouins. Il est sauvé par les hommes du Prince Akulé et amené à son campement. Surpris par la force extraordinaire d'Eracle il compte bien l'utiliser pour contrecarrer non seulement les incessantes attaques des

nomades pilleurs mais également celles des mystérieuses "Ombres" venues de la Montagne de la mort. Accompagné du Prince Karr Eracle part pour la Montagne de la mort. Ils pénètrent dans une grotte située sous un volcan dont le sol soudainement s'effondre, les engloutissant. Ils se retrouvent sous terre, prisonniers d'Amazones qui les conduisent au diabolique Ramir, un savant fou bras droit de Ming, la reine de l'Atlantide. Eracle et Karr font bel et bien face aux survivants de la fameuse cité disparue depuis des millénaires. Eraclé a la surprise de voir Virna assise sur le trône de la reine Ming. Elle a été kidnappée puis envoutée pour succéder à Ming dont elle est le sosie. Ramir est à la tête d'une armée de

robots, des androïdes nommés Hommes d'or qu'il crée lui même à partir d'êtres humains. L'un deux doit sans cesse faire tourner une roue qui grâce aux gaz du volcan produit l'énergie nécessaire à la survie du royaume perdu. Eracle est condamné à mort mais grâce à deux Amazones traitresses il parvient à fuir et à libérer Virna qui est sous l'emprise de drogues. A nouveau capturé par Ramir Eracle assiste impuissant à l'attaque du peuple de Virna par les robots d'or. Il réussit tout de même à s'échapper, tue Ming avant d'affronter Ramir qu'il parvient à anéantir. Alors que l'Atlantide est sur le point d'exploser Eracle, Karr et Virna s'enfuient. La montagne des Morts explose engloutissant l'Atlantide. Eracle a rempli sa

mission et sauvé tant le peuple d'Assur que d'Akulé.
Alfonso Brescia ne fut pas le seul réalisateur à mêler le péplum au fantastique ou à la science-fiction. Il y eut notamment pour mémoire Hercules contre les vampires de Mario Bava ou encore Hercule à la conquête de l'Atlantide de Vittorio Cottafavi. Voilà maintenant la version de Brescia dans laquelle le héros ne s'appelle pas Hercule mais Heraclés, Eraclé en version italienne. Mais pourquoi diable avoir intitulé le film Goldocrack pour sa très tardive et furtive sortie française durant l'été 1980, soit plus de quatorze ans après sa réalisation? Tout simplement parce que la "Goldorakomania" déferlait alors sur Hexagone,

notre ami Goldorak battait tous les records d'audience, un phénomène que les distributeurs utilisèrent pour servir de publicité à ce péplum afin d'attirer le badaud pas très futé. Pas de Goldorak bien entendu, que des androïdes dorés, et personne du nom de Goldocrack dans cette folle aventure pas même dans la version française, le héros s'appelle bel et bien Heraclès! Le coup de pub ne servit à rien, le film ne connut aucun succès et fut très vite oublié de tous. Gageons même qu'il l'a desservi, beaucoup étant passé à coté d'un petit bijou de la série Z, d'une délirante aventure qui mêle mythologie, fantastique et science-fiction dans un décor des mille et une nuits (du pauvre). Car oui Goldocrack est une

surprenante petite pellicule aussi folle que divertissante.
Le film s'ouvre sur une troupe de nomades bédouins qui découvre Heraclès agonisant au beau milieu du désert. Ils l'emmènent et le soignent. Autant dire que dés qu'il voit Virna, la jolie princesse du désert, notre super gaillard aux muscles saillants est de suite guéri. Les vingt premières minutes voient s'enchainer une succession de batailles entre les nomades et leurs ennemis. Place donc à l'action qui jamais ne faiblit. Brescia nous entraine au coeur du désert pour des aventures aux saveurs orientales qui rappellent un peu les Mille et une nuits, jupettes romaines contre sarouels et turbans bleus. Anachroniques mais jamais

ennuyant. Suite à l'enlèvement de Virna Brescia nous plonge ensuite au coeur d'une odyssée qui va nous conduire droit à l'Atlantide. Commence alors une incroyable aventure qui mange un peu à tous les râteliers.
Brescia s'est visiblement inspiré de Flash Gordon pour donner vie à ses Atlantes. Le jubilatoire mais machiavélique Ramir est le sosie de l'empereur Ming, un Ming à crête iroquoise blanche et barbe verte tout aussi dément et foufou que son homologue de science-fiction. La reine se nomme elle même Ming. Quel clin d'oeil! Autour de nos deux méchants on trouve pêle-mêle des Amazones, magnifiques guerrières aux costumes

superbes dont certaines sont des traitresses (on ne saura jamais pourquoi mais quelle importance, elles trouvent Heraclès très beau et le veulent pour elles). Et il y a ces robots dorés en collant bleu et slip noir, l'attraction du film, des êtres humains transformés en androïdes par Ramir lors d'une transmutation à laquelle on assiste, un des clous du film, un petit moment de science-fiction particulièrement jouissif et plutôt impressionnant, d'autant plus que les effets sont plutôt réussis. A la vue de ces robots impossible pour le bissophile averti de ne pas songer aux futurs robots d'or de Sette uomini d'oro nello spazio / La guerre des robots de ce même Brescia. Puis il y a l'antre de Ramir, un vaste palais laboratoire

truffé d'alambics, de tubes multicolores, de machines et d'écrans et cette fameuse roue qu'un robot actionne sans cesse afin de donner aux Atlantes l'énergie nécessaire à leur survie. Un peu comme Chronos qui actionnait le chronomètre du temps. Sur fond de musique orientale on en prend plein les yeux, on se laisse séduire par ce bric et ce broc flamboyant et kitchissime qui sent si bon les années 60 et jamais le rythme ne ralentit. Brescia est à fond dans son délire. Il enchaine péripéties sur péripéties dans une ambiance très bande dessinée, ce qu'est au final ce Goldocrack. Il ne manque que bulles et onomatopées. Tout est complètement fou mais on y croit, on s'amuse face à cette

imagination débridée. Le long final où les robots affrontent les bédouins dans le désert, une bataille aussi drôle qu'épique, mêle action et humour
L'interprétation est à la hauteur du délire. Le roi du péplum Kirk Morris alias Adriano Bellini incarne Heraclès qui troquera vite sa jupette contre un beau sarouel moulant noir, une tenue plus adéquate, plus Mille et une nuit mais surtout plus décente. Pour la petite histoire les producteurs avient jugé un peu trop déplacé le port de la jupette, le slip de Kirk étant bien trop souvent visible lors de cette aventure échevelée. L'excellent Piero Lulli, outrageusement grimé, s'en donne à coeur joie dans le rôle de Ramir. Andrea Scotti est Karr le compagnon

de Heraclès. La gente féminine est quant à elle représentée par la toujours splendide Hélène Chanel (la reine Ming) et la brune Lucianna Gilli (Virna).
Sublimé par les très beaux décors naturels des montagnes romaines qui imitent à la perfection le désert égyptien Goldocrack à la conquête de l'Atlantide est un étonnant mélange explosif de science-fiction, de péplum et d'aventures orientales aussi naïf que créatif et récréatif. Voilà une série B limite Z hautement jouissive, particulièrement sympathique, pleine de bonne humeur et de drôlerie. Un bon conseil: il ne faut surtout pas se fier au titre français absolument ridicule et oser l'aventure. La déception ne fait pas partie du monde de Heraclès.

  • Par Éric Draven | jeudi, 30 avril 2026 | 21h39
  • CatégorieLes films

« Casta e pura Cuore di mamma »

À retenir

  • Le 10 meraviglie dell'amore

Catégories

  • La photo de la semaine
  • Les films
  • Hardcore italien
  • Le cinéma X
  • Le cinéma gay
  • Les courts et moyens métrages
  • Biographies
  • Visages d'un jour Visages de toujours
  • Les Dossiers du Petit Maniaco
  • Le petit musée du Maniaco-Grévin
  • La salle des Dieux
  • Les archives secrètes du petit écran
  • Réalisateurs et grands noms du Bis
  • Les nouvelles du jour
  • Emotions Bis

S'abonner

  • Fil des entrées

Propulsé par Dotclear - Thème Freshy de Julien de Luca adapté depuis Wordpress