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Grazie tante - Arrivederci


Autres titres:
Réal: Mauro Ivaldi
Année: 1977
Origine: Italie
Genre: Sexy comédie
Durée: 93mn
Acteurs: Carmen Villani, Mario Scarpetta, Memmo Carotenuto, Gianfranco D'Angelo, Vittorio Caprioli, Franca Valeri, Luigi Bonos, Aristide Caporale, Carlo Cataneo, Silvano Gentile, Per Holgher, Marzio Honorato, Silvario Lattanzi, Guerrino Locatelli, Pierre Marfurt, Alberto Martelli, Girolamo Marzano, Nerina Montagnani, Giancarlo Pannese, Paolo Paoloni...

Résumé: Monica, une jeune modèle de photos de nu, décide de tout arrêter et de se rendre en Grèce sur l'ile de Poros. Lello, un séminariste particulièrement coincé doutant de sa vocation décide lui aussi de tout quitter pour se rendre également à Poros, le temps de réfléchir à son avenir. Monica et Lello se retrouvent dans le même bus. Commence alors pour eux toute une série de péripéties qui va les rapprocher petit à petit...

Mauro Ivaldi n'est pas ce qu'on peut appeler un metteur en scène prolifique. Il n'a en effet à son actif que six films tournés entre 1974 et 1980, six comédies qui n'auront absolument pas marqué l'histoire du cinéma populaire italien. Jamais vraiment drôles, souvent vides de sens elles valent essentiellement par la présence de l'épouse du metteur en scène en tant que protagoniste principale, la blonde Carmen Villani et sa fameuse coupe au bol. Sans être une grande actrice Carmen dégageait cependant un certain érotisme souvent osé et, il faut le reconnaitre, était le seul véritable atout des comédies de son coquin de mari, pour le

peu bien entendu qu'on soit un fan de la blonde comédienne, ex-chanteuse à succès dans les années 60. Malgré un physique avantageux et la liberté dont elle faisait preuve face à l'objectif Carmen n'a pourtant jamais vraiment réussi à égaler en notoriété les reines du genre qu'étaient alors Edwige Fenech et Gloria Guida entre autres. Et ce n'est pas Grazie tante - Arrivederci tourné en 1977 qui allait changer la donne.
Lello, un jeune séminariste en plein doute quant à sa vocation, décide de quitter un temps les ordres et de se rendre en Grèce sur l'ile de Poros. Monica, une très séduisante jeune modèle qui pose pour des photos de nu, lasse de son travail, décide elle aussi de tout

quitter pour aller également à Poros. Les chemins de Lello et Monica ainsi se croisent et tout deux se retrouvent dans le même autocar. Lors d'une escale ils ratent le bus et se retrouvent coincés. Même s'ils ne s'entendent pas du tout ils décident de se rendre ensemble à Brindisi afin de prendre le ferry qui les conduira en Grèce. Jouant de malchance ils ratent le ferry. Monica apprend à mieux connaitre le séminariste et constate qu'il est totalement coincé non seulement sur les choses du sexe mais sur bien d'autres points également. Elle décide de le prendre en main afin de le décoincer. Ils apprennent à se connaitre et finalement deviennent inséparables. En gagnant au jeu ils s'achètent une

voiture et rentrent à Rome après avoir fait un petit détour par le village natal de la jeune femme. Arrivés à Rome leur chemin se sépare mais désormais la relation amoureuse qui les unit n'a pas son dernier mot...
L'ouverture du film soit les sept premières bonnes minutes donne de suite le ton. Plus que jamais Mauro Ivaldi avec Grazie tante - Arrivederci a voulu mettre, telle une muse, son épouse en avant, faire un film pour elle, rien que pour elle. Le film s'ouvre ainsi sur une interminable mais heureusement très rythmée séance de photo où totalement désinhibée elle pose nue ou en tenues plus que légères, prenant des poses particulièrement

suggestives. L'amateur appréciera. Puis débute l'histoire à proprement parlé avec la rencontre inopinée de notre modèle et du séminariste timide et très coincé, avec elle une suite de péripéties qui très vite se révèle assez ennuyeuse et peu drôle malgré le coté enjoué, guilleret de l'ensemble. L'intrigue aurait pourtant pu être source de gags cocasses, de quiproquos savoureux et de situations anticléricales ébouriffantes soit un joli pied de nez à l'Eglise. Ivaldi comme souvent passe à coté du message et du potentiel de son histoire qui finalement ne décolle pas vraiment et amasse surtout les poncifs du genre de manière hautement prévisible. Il faut dire que le couple Carmen Villani-Mario Scarpetta ne

fonctionne pas vraiment. L'osmose n'est pas forcément au rendez-vous, le duo s'avère vite fade. Chacun fait son petit numéro de son coté, Carmen fortement mise en avant écrase rapidement son compagnon plus bête qu'amusant. Leurs mésaventures sont sans grand intérêt, Ivaldi ne fait preuve de guère d'imagination et se contente simplement de donner dans l'égrillard et le cliché (Lello travesti), le vu et revu, sans jamais parvenir à faire rire. On sourit tout au plus. Il y a bien quelques moments intéressants (la séquence des nudistes), certaines scènes entre Lello et Monica sont plutôt jolies. Ivaldi laisse parfois filtrer quelques rayons de poésie et de nostalgie (le retour au village natal de Monica) mais cela n'est pas

suffisant pour donner au film un regain d'intérêt. Quant au final on le devine dés le départ. Aucune surprise. Il était évident que la modèle dévergondée et le séminariste coincé finiraient par coucher ensemble, tomber amoureux et ne se quitteraient plus. Adieu l'église. Bonjour la vraie vie.
Restent donc une visite touristique complète des Pouilles et de ses splendides paysages ensoleillés toujours agréable et bien évidemment Carmen Villani qui porte l'édifice sur ses épaules en oubliant jamais de se déshabiller le plus souvent possible. Mario Scarpetta est malheureusement d'une déconcertante fadeur, aussi triste que la soutane qu'il porte au

début de la pellicule. Quant à la présence de Gianfranco D'Angelo en révolutionnaire frappadingue elle n'apporte rien à l'ensemble cette fois, pas plus que celle assez fugace de Vittorio Caprioli. Comédie sexy aussi oubliable qu'anonyme rythmée par une joyeuse bande originale disco signée Alberto Baldan Bembo Grazie tante - arrivederci, l'avant dernière mise en scène du réalisateur avant son décès prématuré en 1984, est l'exemple parfait des films de son auteur, un film fait sur mesure pour sa femme afin qu'on puisse l'admirer sous toutes les coutures. Il est donc réservé surtout et avant tout aux fervents admirateurs de Carmen qui trouveront plaisir à le visionner et de quoi ne pas trop s'ennuyer. Les autres peuvent passer leur chemin ou voir cette comédie comme une simple curiosité à découvrir ne serait-ce que pour la culture.

  • Par Éric Draven | mercredi, 11 mars 2026 | 21h39
  • CatégorieLes films

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