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Las eroticas vacaciones de Stela


Autres titres: Une ingénue libertine
Réal: Zacarias Urbiola
Année: 1978
Origine: Espagne
Genre: Sexy comédie / Erotique
Durée: 78mn
Acteurs: Azucena Hernandez, Teresa Gimpera, Ricardo Merino, Fernando Martin, Blaki, Valeriano Andres, Carla Celis, Carlos Revila...

Résumé: La jeune Stela quitte le pensionnat pour passer les vacances de Noël avec sa mère et Pablo son amant dans la maison familiale. Stela n'apprécie pas Pablo. Elle est bien décidée à briser cette relation en aguichant Pablo, en l'allumant pour le repousser. Elle fantasme aussi sur Firmin, un jeune séminariste timide qu'elle humilie tout autant. A force de jouer avec le feu Stela a de fortes chances de se bruler les ailes mais elle n'abandonnera son objectif, déterminée à faire fuir son beau-père...

Essentiellement assistant réalisateur depuis la fin des années 60 sur bien des films (notons entre autres Le mystère des yeux bleus, Red Killer, Mas alla del deseo...) Zacarias Urbiola s'est tout de même essayé à la mise en scène le temps de réaliser quatre films entre 1978 et 1983, quatre pellicules coquines dont la plus connue du moins chez le passionné d'oeuvres sexy trash est très certainement El regreso de Eva man, la suite dispensable de cet OVNI qu'est Eva man de Antonio D'Agostino destiné surtout à mettre en avant le transsexuel Roberto Coati plus connu sous le pseudonyme de Eva Robins, la fille

de la plage aux chaussures rouge du Ténèbres d'Argento qui avant ce rôle qui la fit connaitre du public se perdit dans quelques sexploitations qu'elle renie aujourd'hui. Las eroticas vacaciones de Stela sorti en France sous le titre Une ingénue libertine est le premier des quatre films de Urbiola mais aussi et surtout un des tout premiers si ce n'est le premier film dit "S", ces films érotiques espagnols très osés qui très souvent flirtent avec la pornographie soft.
La jeune Stela quitte son pensionnat pour passer les vacances de Noël dans la somptueuse demeure paternelle avec sa mère Susan et Pablo son amant ce qui n'est guère fait pour lui plaire. Elle s'installe dans la garçonnière qu'elle a hérité de son défunt père, une pièce remplie d'objets érotiques lui ayant appartenu. La coquine est bien décidée

à s'amuser. Elle a d'ailleurs apporté de nombreuses vidéos porno qu'elle offre à Tomas le majordome. Lors d'une messe elle remarque Firmin un jeune séminariste venu passer les vacances chez le curé du village. Elle fantasme très vite sur lui. Elle fait tout pour le revoir et le séduire mais le jeune homme est timide. Stela finit par lui mettre le grappin dessus lors d'un rendez-vous campagnard mais Firmin est éjaculateur précoce. Elle l'abandonne. Lorsqu'elle surprend Tomas le majordome en fâcheuse posture avec Ambrosia la bonne elle décide de soumettre la jeune femme à des jeux sexuels de domination. Mais sa cible principale est Pablo qu'elle n'a de cesse d'aguicher, d'allumer pour mieux le repousser,

l'humilier, jusqu'au jour où Pablo, à bout, en l'absence de Susan, la viole dans la garçonnière. Le soir même elle met un somnifère dans son café. Une fois endormi avec l'aide de Tomas elle le photographie dans des situations morbides et rase la moitié de sa moustache. Toujours avec l'aide du majordome elle humilie Firmin venu la voir, furieux qu'elle se soit ainsi moquée de lui. A l'aube Pablo et Firmin, tous deux déshonorés, fuient la maison. Les vacances étant finies Stela et sa mère, très remontée, repartent. Stela est fière d'elle même.
Le scénario est intéressant. L'idée de départ est en effet savoureuse, celle d'une jeune fille

de bonne famille qui sous ses airs de sainte cache en fait une véritable petite peste perverse qui très vite prend possession des lieux sur lesquels elle règne en parfaite maitresse dans tous les sens du terme, capable du pire. Malheureusement son exploitation n'est pas vraiment à la hauteur, ne reste à l'écran que peu de chose de cette perversité. Cette Ingénue libertine n'est qu'une simple petite bande polissonne hispanique de plus, une pellicule "S" (la dénomination des films érotiques souvent osés espagnols) où on suit durant 90 minutes les aventures débauchées de la jeune Stela mises en scène de façon un peu trop anonyme malgré quelques éclairs de génie à commencer par le personnage de

Firmin le jeune et séduisant séminariste que Stela imagine en ange lors de la messe et c'est très vite qu'elle lui arrache son cache-sexe. Elle l'arrose inopinément afin de l'inviter dans sa garçonnière et lui demander d'enlever son petit slip pour le faire sécher, l'invite à danser nu sous sa mini robe de chambre et enfin l'invite à une promenade bucolique durant laquelle elle l'aguiche, le masturbe sous son pantalon, tout ça pour découvrir qu'il est éjaculateur précoce. Vexée elle l'abandonne comme on abandonne une vieille chaussette. Fin des aventures de Firmin, un épisode frustrant puisqu'il ne faut pas espérer voir grand chose. Urbiola est d'une sagesse exemplaire contrairement à bien de ses confrères ibères

qui auraient poussé l'audace bien plus loin. Reste le charme de Firmin et la séquence de l'ange qui laissait augurer bien plus hérétique et surtout salace. Il faudra attendre l'ultime partie du film pour le retrouver et surtout assister à une longue séquence fantasmatique aux airs baroques, presque surréaliste, durant laquelle Stela et Firmin débarrassé de son costume d'ange exécutent totalement nus une sublime chorégraphie en forme de parade nuptiale particulièrement sensuelle sous le regard de l'assistance statufiée habillée en costumes d'époque. Magnifiquement photographiée et mise en scène dans un décor aux tons or cette fantasmagorie, véritable clou du film, démontrait non seulement le savoir-faire

de Urbiola niveau esthétisme mais donnait aussi une idée de ce que le film aurait pu être s'il avait su user de ce talent tout au long du métrage. On retrouve ce sens du visuel dans la description de la garçonnière du père, une sorte de boudoir velouté aux tons rouges là encore magnifiquement photographié où trônent toute une collection d'objets tant érotiques que phalliques.
Il est regrettable que le reste du métrage ne suive pas le même chemin et sombre dans une certaine banalité. Les gags sont dignes d'une sexy comédie italienne lambda, certes assez drôles (les testicules qui gonflent, le coup du mannequin et de la banane phallique et celui

de la rampe d'escalier, le personnage du majordome lubrique, les situations équivoques...). Certains points auraient pu être un peu mieux développés et surtout plus sulfureux (les jeux de domination de Stela et de la bonne) mais c'est avant tout le personnage de Stela qu'on aurait aimé plus pervers, mieux dessiné. Azucena Hernandez est certes belle, mutine et coquine. Elle a ce visage poupin qui caractérise très bien l'innocence sur lequel se calque le masque de la perversité mais il lui manque ce petit quelque chose qui fait toute la différence, cette pointe de sel, de piment, le cynisme d'une Gloria Guida par exemple dont elle faisait preuve dans ses comédies érotico- morbides. Et cette morbidité fait aussi défaut

au film. Lors du viol de Stela, inconsistant, et du final qui se voulait immoral, un rien maladif quant au refus de Stela de voir un autre homme que son défunt père dans la vie de sa mère, à son refus qu'un homme la domine. Il se transforme en une immense chamaillerie (l'humiliation de Firmin), sombre dans l'absurde (les clichés de Pablo, le coup de la moustache tranchée... ) plus ridicule qu'efficace. Dommage.
Autour de Azucena Hernandez, ex-Miss Catalogne 1977 dont c'était le premier long métrage et qui suite à un accident en 1986 finira ses jours en chaise roulante, on retrouve l'angélique Fernando Martin (Firmin) qui ne nous cache rien de son intimité. Les deux acteurs se retrouveront l'année suivante dans l'orgiaque et délirant Bacanal en directo.

Dans la peau de la mère de Stela une Teresa Gimpera vieillissante quelque peu forcie qui s'offre une ou deux scènes de lit plutôt sages mais joue très bien les vieilles rombières. Quant au majordome c'est le Marty Feldman espagnol Blaki qui se glisse dans son costume.
Malgré son manque de salacité et surtout de piment cette Ingénue libertine est un honnête et distrayant petit film érotique ibère qui vaut surtout pour la beauté candide de son interprète principale et l'esthétisme de quelques séquences fantasmatiques joliment filmées et chorégraphiées. Il ouvre surtout l'ère du cinéma érotique espagnol, tête de file d'une série d'innombrables films tous plus osés les uns que les autres d'où son importance.

  • Par Éric Draven | jeudi, 19 février 2026 | 17h37
  • CatégorieLes films

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