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La nipote del prete


Autres titres: Une suédoise sans culotte / Une suédoise coquine coquine / Een zweedse zonder slipje
Réal: Sergio Grieco
Année: 1976
Origine: Italie
Genre: Sexy comédie
Durée: 73mn
Acteurs: Crippy Yocard, Luigi Bonos, Giancarlo Zanetti, Corrado Lojacono, Beryl Cunningham, Roberto Proietti, Alessandro Acerbi, Vittorio Sulpizi, Maria Bellingeri, Rossana Bevilacqua, Susy Kaster

Résumé: Suite à la mort de son père Désirée, une jeune suédoise, débarque à Ancona, un petit village italien pour venir vivre chez son oncle, Don Giacinto le curé du village. Son arrivée est loin de passer inaperçue. Pour éviter le scandale Don Giacinto demande à Gaspare, son autre frère, qu'il l'héberge chez lui. Désinhibée, naturiste Désirée fait craquer les hommes du village qui tous rêvent de vouloir sortir avec elle. Elle sort avec Andrea puis Paolino et Giacomino le fils de Gaspare. Arrivent alors deux motards suédois venus faire du camping...

Sergio Grieco c'est avant tout un des piliers du péplum puisque c'est avec ce genre que le metteur en scène débuta sa carrière dans les années 50 avant de signer la décennie suivante pas moins de sept euro spy, ces films d'espionnage qui s'amusaient (et nous amusait) à copier les aventures du célèbre James Bond en créant leurs propres agents secrets. En France Sergio Grieco est surtout connu pour son nunsploitation Le scomunicate di San Valentino et ses deux polars hyper violents I violenti di Roma bene / La nuit des excitées et La belve col mitra / Ultime violence . Grieco s'est cependant offert une

parenthèse ludique et surtout coquine en 1976 en réalisant une sexy comédie qui n'aura malheureusement pas marqué les annales, La nipote del prete sorti chez nous sous le titre très aguicheur mais justifié Une suédoise sans culotte. Tout un programme.
Deux routiers ont pris à bord de leur camion une jolie et jeune suédoise venue en Italie pour retrouver son oncle, un curé, Don Giacinto, dont le frère vient de décéder. Avant de mourir celui ci lui a écrit une lettre dans laquelle il lui demande de prendre soin de sa fille. L'arrivée de Désirée au petit village de Ancona ne passe pas inaperçue. Le premier à la remarquer est un voisin, Paolino, qui la surprend entrain de faire sa gymnastique du matin totalement

nue sur le balcon du prêtre. Il n'en faut pas pour que la rumeur se répande. Don Giacinto a une maitresse! Tout le village ne parle plus que de ça tant et si bien que Don Giacinto fait une mise au point. Il présente à ses paroissiens sa nièce. Pour calmer les esprits Désirée habitera chez le deuxième frère du curé, Gaspare. Naturiste désinhibée Désirée fait tourner la tête de tous les hommes. Elle sort tout d'abord avec Andrea puis avec le fils de Gaspare, Giacomino, qui en même temps sort avec la domestique de couleur Zuletta qui elle même couche avec Gaspare. Gaspare décide d'officialiser la relation entre Désirée et son fils et prévoit même de les marier. Alors qu'elle est ivre Paolino tente de coucher avec la jeune

suédoise mais il est surpris par sa fiancée qui menace de le tuer. Désirée rencontre ensuite deux motards suédois partis faire du camping. Elle passe une nuit d'amour avec eux. Le lendemain Désirée annonce à tout le monde qu'elle épouse un des deux campeurs. Tous trois repartent en Suède. De son coté Giacomino décide d'épouser Zuletta et de partir avec elle en Afrique. Zuletta est en effet devenue riche après qu'un gisement de pétrole ait été découvert sur les terres où vit son père.
On le constate en lisant le résumé de l'intrigue Une suédoise sans culotte brille plus par son ineptie, son vide scénaristique que par son originalité. D'histoire il n'y en a pratiquement

pas. Prenez une jolie étrangère blonde totalement désinhibée de surcroit naturiste (la définition même de la suédoise libérée), transplantez la dans un petit village italien des années 70 très conservateur (Ancona en Emilie-Romagne), déshabillez la le plus souvent possible et laissez les hommes du village lui courir après. Filmez le tout sans aucune imagination ni réel fil conducteur et vous obtiendrez cette comédie sexy d'un Sergio Grieco visiblement dépassé par un genre qu'il ne connait pas et n'a visiblement pas envie de connaitre. Dés son arrivée au village jeunes et moins jeunes courent après Désirée pour pouvoir coucher avec elle. Grieco enchaine donc des historiettes d'une extrême banalité

(Andrea, Giacomino, Paolino) sans réel lien logique d'où ce sentiment de "négligé" qu'on ressent durant tout le métrage. Pour pimenter un peu l'ensemble et relancer un scénario qui tourne à vide il ajoute quelques éléments rapportés qui arrivent comme un cheveu sur la soupe (les coucheries de Gaspare avec la domestique, la relation de cette dernière avec Giacomino et cette histoire de pétrole en fin de film...). La plus mauvaise idée du film est cependant l'arrivée de ces deux hippies suédois surgis de nulle part, leur pique-nique (mon dieu comme ils ont l'air de s'ennuyer surtout le plus chevelu qui simule très mal l'alcool et la fumette, un moment culte de ridicule) et cerise sur le gâteau (de mariage) leur union

soudaine et le départ de Désirée. Il fallait trouver une fin puisqu'on arrivait aux 90 minutes réglementaires. L'inexistence de véritable scénario est-elle ici comblée par l'humour et le comique? Malheureusement non. Gags et situations, vus et archi revus, répétitifs, tombent tous très vite à plat. Le film n'est jamais drôle. C'est tout juste si on rit. Certaines séquences sont même consternantes (la réaction de la fiancée de Paolino lorsqu'elle le surprend au lit avec Désirée).
Reste l'érotisme, seul intérêt de cette bande polissonne qui accumule les nus intégraux de son interprète principale, une Crippy Yocard (alias Cristina Amodei) version blonde,

éphémère starlette de l'érotisme et furtive modèle qui provoqua un scandale en déclarant être enceinte du boxeur Carlos Monzon. Elle passe les trois-quart du film nue ou fort peu vêtue. Qu'on la trouve belle ou quelconque Crippy fait son show en imitant très mal l'accent anglais. Son jeu d'actrice est limité mais ses strip-teases, sa nudité permettent de tenir. On pourra cependant applaudir son courage puisque le film fut tourné en début de froide saison, jouer nue en extérieur en cette période de l'année dut être un calvaire. On appréciera aussi la présence de la regrettée Beryl Cunningham réduite au rôle de domestique de couleur mais qui nos offre elle aussi quelques nus. Autour d'eux une affiche des plus

anonyme où seul le grand Gigi Bonos (le curé) s'en tire haut la main, toujours à la hauteur de la situation avec en outre la petite réplique qui fait toujours mouche. Giancarlo Zanetti (Paolino) sous ses faux airs à la Marc Porel fait ce qu'il peut et Roberto Proietti (Giacomino) offre quant à lui son petit quota discret de nudité masculine.
Visuellement assez laid (les paysages gris, pluvieux, embrumés, de la triste campagne automnale d'Ancona peu mis en valeur par une photographie tout aussi grise), Une suédoise sans culotte n'a pas seulement de culotte mais elle n'a aussi que très peu d'intérêt si ce n'est la présence de Crippy Yocard nue la plupart du temps. En outre le

message qu'elle aurait pu passer, l'ignorance d'un petit village typique de l'Italie campagnarde, n'apparait qu'en filigrane et n'est quasiment pas traité. Anonyme, oubliable, La nipote del prete, furtivement sorti en France cinq ans après sa réalisation, est un zéro pointé pour Grieco qui échoue au test de la sexy comédie. Pour les fans de Crippy Yocard uniquement.
A noter qu'il existe trois versions du film, une courte de 73 minutes et une plus longue où la nudité est bien plus présente. Il existe également une version expurgée au maximum des scènes de nu de quelques 55 minutes.

  • Par Éric Draven | mardi, 10 février 2026 | 22h01
  • CatégorieLes films

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