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Provocazione fatale


Autres titres: Provocations / Verhängnisvolle Leidenschaft
Réal: Nini Grassia
Année: 1993
Origine: Italie
Genre: Erotique
Durée: 89mn
Acteurs: Saverio Vallone, Carlo Mucari, Debora Cali, Annamaria Clementi, Lucia Mortato, Roberto Ceccacci, Paolo Fattinanzi, Giovanna Culetto, Gianni Macchia, Nini Grassia...

Résumé: Kevin, un officier américain, vient séjourner en Italie à la luxueuse résidence balnéaire de son ami Greg. Il tombe sous le charme d'Elena, la gérante, mais aussi de sa fille, la peu farouche Dani. Il est aussi séduit par la meilleure amie de Dani, Souad. cette situation compliquée provoque la jalousie des trois femmes...

Après avoir débuté en tant qu'impresario puis agent de théâtre Antonio Grassia plus connu son petit nom Nini Grassia réalise son premier film en 1979, un petit polar "régional" aujourd'hui bien oublié, La pagella avec pour vedette un Marc Porel sur la pente descendante. Puis il met en scène un bon nombre de comédies notamment avec Nino D'Angelo. Dés le milieu des années 80 il se tourne définitivement vers l'érotisme de luxe. On lui doit notamment La puritana / La maison des fantasmes et Una tenera follia. Dés les années 90 Nini Grassia devient un des spécialistes du genre. Il enchaine les

polissonneries dont certaines flirtent avec le hardcore, sa marque de fabrique, mais tout en gardant ce coté luxueux, papier glacé, qui définit exactement l'érotisme de cette nouvelle décennie. Après un abracadabrant Sensazioni d'amore qui atteignait les tréfonds de l'absurde Grassia revient à la charge en 1993 avec Provocazione fatale qui n'a de provoquant ou de fatal que le titre.
L'intrigue est ici réduite à son plus strict minimum. Il est même difficile de parler d'intrigue. Un officier américain, un ex-Marine suppose t-on, le bien nommé Kevin Desiato, vient séjourner à Palinuro à la luxueuse résidence hôtelière de son ami Greg. La résidence est

gérée par la très attrayante Elena, la mère de la séduisante et fort peu farouche Dani. Greg ne tarde pas à tomber dans les bras d'Elena tout en couchant avec sa fille qui lui plait tout autant. De quoi provoquer la jalousie tant de l'une que de l'autre. Et il y a Souad, la meilleure amie de Dani sous le charme de laquelle tombe également notre officier. Une situation qui n'est pas facile à gérer pour lui. Au bout du compte tout le monde jalouse tout le monde.
Voilà l'histoire de cette énième polissonnerie de Nini Grassia qui cette fois tourne prodigieusement à vide. Difficile en effet de tenir 90 minutes avec un scénario aussi mince, inexistant diraient même certains. Il ne passe strictement rien durant 1h30, les divers

protagonistes se contentent de parler, boire de somptueux cocktails au bord de la piscine de l'hôtel ou du champagne dans leur lit, danser, se promener le long de la plage et se faire huiler et pétrir le corps pour mieux bronzer entre deux scènes de sexe simulé. Car tout cela n'est justement qu'un prétexte pour enchainer de longs ébats à la limite du hardcore de luxe, la marque de fabrique du réalisateur. C'est pour dire qu'on a le temps de s'ennuyer, de bailler aux corneilles et regarder sa montre en se demandant quand viennent les provocations fatales annoncées par le titre. Jamais on s'en doute et c'est cette frustration qui est cette fois bien fatale.

Pour tenir 90 minutes Grassia tente de temps à autre de relancer l'histoire mais tout retombe aussi vite qu'un soufflé trop tôt sorti du four. Sortie de nulle part débarque par exemple Candice (interprétée par une inconnue du nom très parlant de Giovanna Culetto), la femme de l'officier. On apprend qu'ils sont en plein divorce. Pourquoi? Comment? Qu'est elle venue faire? Mystère. Cinq minutes de temps d'écran dont une scène de sexe avec un sexagénaire lubrique et elle repart aussitôt, dégoutée de voir que son futur ex couche avec Elena et sa fille. On a droit aussi à l'apparition d'un jeune bellâtre, Alessandro, lui aussi sorti du néant, venu apparemment juste pour baiser Dani sur la terrasse et disparaitre aussitôt.

Puis on nous parle soudainement d'un chantage dont l'officier est victime afin de lui soutirer de l'argent. On imagine que cela va déboucher sur quelque chose d'intéressant. Que nenni! On n'en saura pas plus et cet élément est lui aussi vite oublié pour mieux disparaitre à son tour du scénario afin de laisser place au final soit quasiment 20 minutes de sexe interrompu tout de même par une soirée apéritif dans une salle vide où une pianiste joue en play-back une mélodie supposée être romantique. Ridicule. La fin est prévisible. Aucun suspens. La fin du séjour est arrivée. Tout le monde fait la gueule à tout le monde et notre officier a perdu la mère, la fille et Souad.

Et les scènes de sexe vous demandez vous? A la limite de la pornographie soft mais toutes simulées bien sûr, s'il fallait se répéter, tellement simulées qu'elles sont parfois amusantes car surjouées. Les actrices en font souvent une tonne lorsqu'elles ne sont pas ridicules (Souad mimant une fellation en plaçant sa tête au niveau du sternum de l'officier. En voilà un qui a la bite haut placée!) Sans parler de cet effet de miroir éblouissant qui revient tel un leitmotiv tout au long du métrage. Plus irritant qu'autre chose et parfaitement idiot.
Reste le splendide paysage méditerranéen ensoleillé, la station balnéaire de Palinuro où le film fut entièrement tourné en fin de saison dans une résidence de luxe complètement vide

(!), pour nous caresser l'oeil et nous faire penser aux vacances. Et une affiche qui regroupe les actrices et acteurs fétiche de Grassia: la starlette éphémère Debora Cali (Dani), la tout aussi éphémère Lucia Mortato (Souad) et la pauvre Annamaria Clementi dont ce sera le triste chant du cygne. On la comprend! L'inexpressif Carlo Mucari, mutant hybride entre Steven Seagal et Jean-Claude Van Damme vu dans moult bisseries, est Kevin tandis que Saverio Vallone, grand comparse de Grassia, et ses fesses poilues est Greg. Comme ils sont drôles à parler italien avec un accent américain forcé! Ceux qui ont l'oeil acéré reconnaitront peut-être Walter Lucchini (le jeune contrebandier de Cannibal ferox) qui

après un passage express au cinéma apparut étonnamment dans quelques productions porno comme vous le révélait le Maniaco ICI. Walter serait ici Beppe, un des invités à l'apéro au bord de la piscine, mais le doute subsiste. A confirmer ou infirmer.
Noyé dans une partition musicale sirupeuse Provocazione fatale est d'une inconsistance assez stupéfiante. Voilà un parfait exemple de ce que le cinéma érotique italien a pu commettre de pire dés la fin des années 80 et dans les années 90. Insipide, inutile, ennuyant, involontairement drôle mais très sexuel et ensoleillé. Ca ne fait pas un film mais ça pourra exciter les plus frustrés ou faire se rincer l'oeil le petit voyeur du dimanche.

  • Par Éric Draven | mardi, 20 janvier 2026 | 17h40
  • CatégorieLes films

« Viaje fantastico en globo Una storia d'amore »

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