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Arcobaleno selvaggio


Autres titres: Nom de code: oies sauvages / Codename: Wildgeese / Geheim code: Wildgänse
Réal: Antonio Margheriti
Année: 1984
Origine: Italie / Allemagne
Genre: Guerre / Action
Durée: 98mn
Acteurs: Lewis Collins, Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Klaus Kinski, Mimsy Farmer, Manfred Lehmann, Thomas Danneberg, Frank Glaubrecht, Wolfgang Pampel, Hartmut Neugebauer, Rene Abadeza, Bruce Baron, Protacio Dee, Eric Hahn, John Ladalski, Ronnie Patterson, Luciano Pigozzi, Willy Schober

Résumé: Un commando de mercenaires et une poignée de guerilleros menés par Robin Wesley a pour mission de détruire un entrepôt où est stocké un important chargement d'opium. Avant d'atteindre l'entrepôt ils vont devoir affronter les troupes armées du général Khan, un dictateur qui terrorise la population locale...

Les années 80 auront été indéniablement placées sous le signe des films d'aventures, de guerre et d'action "à l'américaine" avec le succès international de ces blockbusters que furent entre autres Platoon, Rambo, Les aventuriers de l'arche perdue et Retour en enfer. Antonio Margheriti, très certainement le plus américain des réalisateurs italiens fut un des premiers à ouvrir le filon. En 1980 il signe L'ultimo cacciatore / Héros d'apocalypse suivi de I cacciatori del cobra d'oro / Les aventuriers du cobra d'or, Tiger Joe, Tornado et Les aventuriers du temple du soleil. Réalisé en 1984 Arcobaleno selvaggio connu sous nos

cieux sous le titre Nom de code: oies sauvages est le sixième film d'une série de onze et très surement un des meilleurs.
Hong-Kong. Divers gouvernements ont chargé un agent de la DEA, Frank Fletcher, de détruire des entrepôts d'opium cachés dans le Triangle d'or asiatique qui appartiennent à un redoutable trafiquant de drogue thaïlandais. La mission sera financée par un milliardaire nommé Brenner. Pour mener à bien la mission Fletcher, Brenner et son assistant, un ex-mercenaire du nom de Charlton, engagent Robin Wesley dont le fils est mort d'une overdose d'héroïne quelques années plus tôt, à la tête d'un commando qui après un dur entrainement

devra détruire les stocks d'opium et faire tomber un dictateur sanglant lié au trafic, le général Khan qui en outre terrorise la population locale. Une fois sur le terrain Wesley et ses hommes rencontrent des guérilleros et une poignée d'asiatiques décidés à faire tomber Khan qui vont les accompagner dans leur mission. Ils devront tout d'abord se battre contre les troupes armées du général avant de réussir à s'emparer d'un hélicoptère du camp ennemi pour se rendre dans l'entrepôt où est stockée la drogue. Ils parviennent finalement à le détruire. Mais à l'intérieur d'un coffre-fort Wesley découvre un disque dur dont le contenu pourrait être compromettant pour les commanditaires de l'opération. Un traitre se serait

glissé parmi eux...
Quelque soit les genres auxquels il touche Antonio Margheriti nous a rarement déçu. Lorsqu'il décide de passer à l'action et c'est bel et bien le cas avec sa longue série de films de guerre et d'aventures il ne fait pas les choses à moitié. Il avait ouvert les hostilités quatre ans auparavant avec l'énergique Héros d'apocalypse avec lequel il nous en mettait plein les yeux, ne lésinant jamais sur les effets pyrotechniques, les cascades, les fusillades sur fond de jungle. Il renouvelait la recette sur ses pellicules suivantes avec les tout aussi époustouflants Tiger Joe et Tornado sur fond de Vietnam cette fois. On retrouve les mêmes

ingrédients pour ce sixième film tout aussi spectaculaire que les autres si ce n'est plus. L'histoire est simple comme bonjour. Elle ne sert finalement qu'à nourrir l'action et ce n'est rien de le dire.
Margheriti signe un film de guerre et d'action estampillé années 80 tout simplement décoiffant dés les premières minutes. Durant près de 100 minutes il enchaine scènes et séquences explosives. Point de place pour les temps morts ici. Pas de répit. Margheriti a décidé d'en mettre plein les yeux au spectateur. Sur ce point lui aussi a réussi sa mission haut la main. Courses-poursuites à couper le souffle, explosions en tout genre, cascades

fabuleuses, champs de mines, tirs à la mitrailleuse... rien ne l'arrête, rien ne lui résiste pas même ses décors qu'il détruit joyeusement à grands renforts de maquettes fort réalistes comme rien n'arrête nos mercenaires prêts à tout pour mener à bien leur mission, une mission qui nous mène vers un final tout bonnement grandiose qui baigne dans une mer de flammes. Impressionnant! Margheriti n'a en effet pas trouvé mieux que d'équiper son hélicoptère d'un lance-flammes qui transforme les lieux en un véritable enfer dont se retrouve prisonnier notre traitre déchainé. On ouvre grand les yeux, on s'y croit tout en se demandant comment ce bon vieux Margheriti a pu réussir ce tour de force quant aux effets

spéciaux qu'il teinte par instant de rouge puisqu'il y ajoute quelques effets gore très réussis notamment la scène où le vieux prêtre missionnaire est crucifié par les hommes du vil Khan.
Tout aussi jouissive est la distribution qui rassemble quelques vieilles gloires internationales du cinéma Bis. On retrouve ainsi côte à côte Klaus Kinski (qui n'apparait qu'à la fin du film pour mieux se déchainer toujours aussi excessif au milieu d'un brasier de fin de monde), Ernest Borgnine (qui se contente de rester dans les bureaux), Lee Van Cleef en pilote d'hélicoptère chapeauté semble bien fatigué et ne fait que le strict minimum mais avec le flegme qu'on lui connait, Luciano Piggozzi, l'ami de toujours, joue les prêtres. L'acteur de

télévision américain Lewis Collins et ses faux airs à la David Warbeck que Margheriti réengagera par la suite dans Commando Leopard et Le triangle de la peur dirige avec efficacité ce peloton de durs à cuire. L'atout féminin indispensable à tout film de ce type se nomme cette fois Mimsy Farmer qui n'a rien à envier à ses collègues masculins et sait parfaitement hurler et se taper des crises de nerfs.
Tourné comme d'accoutumée aux Philippines Nom de code: oies sauvages est un film de guerre/action qui atteint pleinement son objectif: divertir tout en scotchant le spectateur à son fauteuil dans une atmosphère apocalyptique. On en prend plein les mirettes, on s'amuse, on ne voit pas le temps passer. En un mot voilà une petite réussite à ne pas rater si on est un tant soit peu amateur de séries B d'action à l'américaine et... le film d'Antonio Margheriti égale sans nul doute bien des productions américaines de ce type. A noter que ce film est le premier d'une trilogie comprise dans cette série de treize pellicules. Ces Oies sauvages auront pour suite Commando Léopard puis quelques années plus tard par Le triangle de la peur.

  • Par Éric Draven | mardi, 9 décembre 2025 | 17h06
  • CatégorieLes films

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