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La muerte del escorpione


Autres titres: The death of the scorpion
Réal: Gonzalo Herralde
Année: 1976
Origine: Espagne
Genre: Giallo
Durée: 90mn
Acteurs: Teresa Gimpera, Eusebio Poncela, Antonio Casas, Miguel Narros, Ivonne Sentis, José Maria Bianco, Pilar Montejo, Jordi Bofill, Josep Castillo Escalona, Manuel Bronchud, Camilo...

Résumé: Carmen une actrice dont la carrière est en berne n'est pas très heureuse avec son époux, un producteur de films. Elle a deux amants, Luis le scénariste de son mari et un avocat sans grande envergure. Seul Luis est au courant de ses aventures extraconjugales. Un maitre-chanteur menace Carmen de tout dévoiler à son époux si elle ne lui donne pas de l'argent. Pendant ce temps Luis soumet au mari son nouveau projet de scénario fortement inspiré de ce que vit Carmen. Mais est-ce vraiment un scénario?...

Très peu connu en France le barcelonais Gonzalo Herralde a tout d'abord étudié la médecine puis l'histoire de l'art avant de se tourner définitivement vers le cinéma en 1975. Après un court-métrage qui signe ses débuts derrière la caméra il réalise son tout premier film l'année suivante, ce thriller intitulé La muerte del escorpione, qui sera suivi par six autres films cette fois bien plus sociaux qui tous seront récompensés en Espagne par le Ministère de la culture, notamment son ultime pellicule La fièvre de l'or (1995) qui recevra pas moins de cinq récompenses. Herralde se tournera par la suite vers le monde des multimédia en créant sa propre entreprise.

Carmen est une séduisante actrice dont la carrière est pour l'instant en pause. Elle est mariée à Andres, un producteur de films bien plus vieux qu'elle avec qui elle a un enfant. Pas très heureuse dans un mariage qui la frustre Carmen a deux amants. Il y a Luis, le scénariste de son mari et Fernando, un avocat véreux dont elle dit être amoureuse. Seul Luis est au courant de sa liaison avec Fernando. Un maitre-chanteur qui pourrait être une femme fait chanter Carmen en lui envoyant régulièrement des lettres où il la menace de tout révéler à son mari si elle ne lui donne pas de l'argent. Se sentant coincée, sous les conseils

de Luis, elle se confie à un vieil ami à qui elle remet l'argent qu'il devra déposer dans un parc public. Furieux que Carmen se soit confiée à son ami le maitre-chanteur lui conseille de ne plus tenter de le duper. Pendant ce temps Luis soumet un nouveau scénario de film à Andres, très inspiré de ce que vit Carmen. Ce devrait être son chef d'oeuvre. Finalement et toujours sous les conseils de Luis Carmen demande le divorce et dit à son mari qu'elle a décidé de quitter la ville avec son amant. La nuit de son départ Luis persuade Andres d'aller voir Carmen pour arranger les choses et l'empêcher de partir. Pendant ce temps il ira voir Fernando et lui ordonnera de quitter définitivement le pays après qu'il lui ait remis un gros

chèque signé de la main d'Andres. Le mari cocu accepte. Furieuse Carmen refuse de rester. Andres la gifle et l'enferme dans sa chambre afin qu'elle se calme. C'est alors que Luis arrive chez eux pour confirmer que Fernando est bel bien parti. Il lui explique alors la fin de son scénario. Andres ignore encore que ce scénario n'est autre que la réalité. Luis a imaginé le crime passionnel parfait pour se débarrasser tant du mari que de l'amant afin que Carmen soit à lui seul. Il tue les deux hommes. Carmen se console dans les bras du scénariste machiavélique mais son étrange comportement va mettre la puce à l'oreille de la jeune femme qui réalise le complot que Luis a échafaudé, un complot qu'elle va retourner

contre lui pour mieux le piéger...
Pour ce premier film Herralde s'est inspiré des gialli italiens à titre animalier à la Bava et à la Argento, le scorpion du titre faisant référence ici au traitre. Mais c'est bien plus du coté des thrillers à complot façon Lenzi que se rapproche La muerte del escorpione. La petite originalité du film est de se situer dans les milieux du cinéma. Tous les protagonistes appartiennent au petit monde de la production, d'un studio qui travaille sur un nouveau projet de film censé relancer ses affaires. On a ainsi Carmen une actrice frustrée dont la carrière stagne, son mari producteur, son scénariste qui pour ce projet ambitieux s'inspire des

aventures amoureuses de Carmen qui n'a pas moins de deux amants, le scénariste lui même également son confident et un avocat. Et Luis le scénariste a de quoi faire avec elle, a de quoi imaginer bien des intrigues tant la vie amoureuse de Carmen est pleine de rebondissements. A ce petit groupe bien fermé s'ajoute un (ou une) maitre-chanteur qui persécute Carmen en la menaçant de révéler ses secrets. Les bases sont posées, on devine aisément l'intrigue de ce thriller qui se profile sans grand mal. Cela aurait pu être vraiment excellent. L'idée d'un scénario de film concocté au jour le jour en prenant compte du vécu de son actrice est originale, d'autant plus intéressante que ce scénario, celui du

crime parfait, écrit par le tueur lui même est en fait ce qui arrivera réellement à Carmen. A la fois brillant et complexe! Malheureusement le résultat est bien en dessous des ambitions de Herralde qui n'a pas vraiment su exploiter la richesse d'une telle intrigue. La muerte del escorpione ennuie plus qu'il ne passionne faute à une réalisation mollassonne et surtout un manque évident de suspense. Il ne se passe quasiment rien durant les cinquante cinq premières minutes particulièrement bavardes et peu passionnantes. On a compris le pourquoi du comment. Reste à savoir qui tire les ficelles mais dans ces conditions l'envie de savoir devient de moins en moins forte. Puis viennent les trente dernières minutes qui

soudainement pimentent un peu la banalité de l'ensemble.
Le scorpion injecte enfin un peu de venin à l'histoire dés l'instant où il montre enfin son vrai visage, lors de son arrivée chez le producteur qu'il vient de convaincre de ne pas laisser partir son épouse. Cette partie du film est la plus réussie et la plus captivante. Un huis-clos oppressant où le scorpion met en place le crime parfait où chaque élément s'imbrique parfaitement. C'est aussi l'occasion d'offrir au film son seul et unique crime. Malheureusement le plaisir est de courte durée et l'incohérence prend ensuite le relai, un peu comme si Herralde ne savait plus vraiment quoi faire de ses personnages alors que le

dénouement approche. Alors que le scorpion a commis le crime parfait, prouvant son intelligence, sa méticulosité, le voilà qui sans raison il laisse entrevoir à Carmen qu'il est l'instigateur de cette machination diabolique, devient violent, agressif envers elle alors qu'en théorie il devrait être l'homme le plus heureux du monde et couler de doux jours à ses cotés. Pas étonnant que Carmen devienne suspicieuse et découvre les éléments qui incrimine son ami-amant. Tout aussi surprenant est l'endroit où il a caché les preuves, si facile à découvrir. Indigne d'un tel génie. Il y a de quoi être déçu. Le final est tout aussi décevant et peu crédible. Certes il est cruel et avouons le plutôt original mais on peine à être pleinement

convaincu surtout vu la manière dont il a été amené.
On aura le plaisir de retrouver la classieuse Teresa Gimpera, la star du cinéma ibérique, dans le rôle clé. Son élégance fait un peu oublier les faiblesses du film au même titre que la prestation, excellente, d'Eusebio Poncela dans la peau du scénariste pervers. Le vétéran Antonio Casas complète la distribution.
Si La muerte del escorpione avait bénéficié d'une mise en scène plus percutante, moins bavarde, si Herralde avait su un peu plus jouer sur le suspens et la perversité de ses personnages ce thriller aurait gagné en force et en crédibilité. Sans jamais être vraiment ennuyant il n'en est pas pour autant passionnant. Discret, anodin, il se noie dans la production d'alors et s'oublie somme toute assez rapidement.

  • Par Éric Draven | lundi, 17 novembre 2025 | 22h04
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