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Viciosas al desnudo


Autres titres:
Réal: Manuel Esteba
Année: 1980
Origine: Espagne
Genre: Drame / Erotique
Durée: 87mn
Acteurs: Jack Taylor, Eva Lyberten, Silvia Solar, Adriana Vega, Javier Garriga Prous

Résumé: Deux jeunes et séduisantes hippies échappées d'un hôpital psychiatrique prétendent une panne de voiture pour qu'un écrivain à succès les héberge chez lui. Elles le séduisent mais au moment de s'en aller elles s'incrustent chez lui et refusent de s'en aller. Elles le retiennent prisonnier ligoté dans son salon et commencent à l'humilier...

Après avoir débuté dans le métier en 1967 par quelques drames familiaux puis s'être essayé au western-paëlla au début des années 70 le metteur en scène-scénariste barcelonais Manuel Esteba s'est surtout fait un nom auprès des amateurs de sexploitation espagnole dés la fin de la décennie pour ses quelques films érotiques devenus pour certains des classiques du film dit "S", ces pellicules érotiques souvent très osées qui n'hésitaient jamais à flirter avec le porno soft. Viciosas al desnudo, réalisé en 1980, en fait partie.

Juan, un écrivain à succès dans la force de l'âge, doit donner une conférence sur la littérature érotique. Afin de le laisser sereinement la préparer sa femme Maria part quelques jours en vacances avec leurs enfants. Juan se rend à la villa de son éditeur afin d'y être tranquille. Le soir même deux jeunes hippies frappent à sa porte. Prises sous l'orage elles sont tombées en panne de voiture et lui demandent s'il peut les héberger. Juan accepte. Très vite les deux jeunes filles l'aguichent et lui font l'amour. Le lendemain matin l'écrivain a bien du mal à les mettre à la porte mais elles finissent par s'en aller. Pensant s'en être débarrassées quelle n'est pas sa surprise lorsque après qu'elles aient passé une soirée

de débauche dans un tripot il les retrouve chez lui. Et cette fois elles n'ont pas l'intention de partir. Elles le ligotent et le bâillonnent. Sous l'effet de la cocaïne et de l'alcool non seulement elles saccagent la villa mais elles l'humilient, le maltraitent, font l'amour devant lui. Inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles Maria demande à l'éditeur d'aller faire un tour à la villa. Les deux hippies le font entrer. Méfiant l'homme parvient à entrer au salon où Juan est retenu prisonnier. Elles abattent froidement l'éditeur puis prennent la fuite en voiture. Sur la route elles croisent Maria. Elles perdent le contrôle de leur voiture qui plonge dans un ravin. Elle explose.

A lire le résumé on pouvait mettre de jolis espoirs sur ce Viciosas al desnudo, littéralement Les vicieuses nues. Il en va tout autrement à l'écran. Ce second film "S" réalisé deux ans après Coeurs violés / Trampa sexual ne diffère guère des autres réalisations du cinéaste ibère. Il souffre d'un évident manque de consistance et de cette histoire de prise d'otage ne reste que l'aspect sexuel. On est dans le cadre d'une pellicule "S" mais cela n'empêche pas de développer un tant soit peu le scénario. Ainsi ne saura t'on jamais qui sont vraiment ces deux jeunes hippies sorties de nulle part, quel est leur passé, pourquoi font elles cela. On comprend juste au détour de quelques flashbacks situés en milieu de métrage qu'elles se

sont échappées d'un asile psychiatrique en se cachant à l'intérieur d'un camion de linge sale. Et voilà nos deux jeunes filles entrain de faire du stop, voler dans les magasins... On comprend également qu'elles méprisent les bourgeois et leur petit confort d'où apparemment leur choix de s'en prendre à cet écrivain à succès. L'une d'elle semble avoir un traumatisme relié à l'enfance. On n'en saura pas davantage. On se contentera de cela.
Pour le reste Esteba suit le schéma classique de ce type de film. L'intrusion des deux hippies dans la villa de l'écrivain qu'elles séduisent à peine installées. S'ensuit une nuit d'amour à trois à la suite de laquelle l'homme ne pourra plus les faire sortir de sa vie. Le

loup est entré dans la bergerie. Après avoir feint de s'en aller elles reviennent et le retiennent prisonnier, ligoté à une chaise. On ne connaitra jamais vraiment leurs intentions réelles si ce n'est de l'humilier, faire l'amour devant lui et prendre des rails de coke. Une chose est sûre, ce sont des hyènes anti bourgeoises qui semblent prêtes à tout. L'arrivée impromptue de l'éditeur sera le petit grain de sable. L'une d'elles le poignarde. En pleine panique elles s'enfuient. Sous l'effet de l'alcool et de la drogue elles quittent la route et plongent dans un ravin au moment où elles croisent l'épouse de l'écrivain qui constate leur mort sans savoir qui elles sont et ce qu'elles ont fait. Cynique! Aussi classique et peu développé soit-il

Viciosas al desnudo fait son petit effet et réussit à retenir l'attention du spectateur. D'une part pour ses scènes de sexe aussi bien lesbiennes qu'hétérosexuelles, à deux ou à trois bien sûr. L'amateur de nudité et de softcore aura ici son compte. A ce niveau Esteba remplit haut la main son contrat de réalisateur de films "S" avec les deux stars du genre, Eva Lyberten et Adriana Vega dont la carrière prendra une nouvelle orientation quelques années plus tard. D'autre part pour ses scènes de violence et ses scènes trash notamment le long passage où sous l'emprise de la cocaïne et de l'alcool, elles se déchainent telles des furies, Adriana habillée en femme fatale, une poupée dans les bras, Eva outrancièrement maquillée, les

cheveux plaqués, habillée en homme ce qui lui donne un air étrangement androgyne. Curieux. On peut y voir une caricature grotesque du gentil petit couple de bourgeois, la poupée pourrait être le symbole de l'enfant. Esteba tente de créer une atmosphère glauque, malsaine. Ce n'est pas parfait mais ça fonctionne plutôt bien. Même si on le voit venir le final est amer, ironique et clôt de manière plutôt logique cette folle (dans le sens pathologique du terme) escapade qui se termine en prise d'otage. Et c'est le vétéran Jack Taylor vu dans une multitude de films d'horreur dans les années 70 et chez Jess Franco également qui interprète le pauvre écrivain. Silvia Solar plus très fraiche mais encore fringante parfaite en

épouse bourgeoise fait une courte apparition dans la peau de l'épouse le temps de quelques séquences.
Malgré son scénario trop léger et son peu de consistance Viciosas al desnudo est un "S" plutôt sympathique, un sexploitation certes classique mais qui se laisse visionner avec plaisir grâce à cette atmosphère par moment trouble, quelques bonnes idées et de belles scènes de sexe et de nudité menées par deux expertes. En un mot, un agréable moment pour les amateurs du genre.

  • Par Éric Draven | mardi, 9 septembre 2025 | 22h13
  • CatégorieLes films

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