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Agente S03 operazione Atlantide


Autres titres: Agent 003 / Opération Atlantide / Opération Atlantis / 003 agent secret / 003 secret agent / Agente 003 operacion atlantida
Réal: Domenico Paolella
Année: 1965
Origine: Italie / Espagne
Genre: Eurospy
Durée: 88mn
Acteurs: John Ericson, Bernardina Sarrocco, Manolita Barroso, Carlo Hintermann, Beni Deus, Erika Blanc, Tullio Altamura, Dario De Grassi, Mino Doro, Dario Michaelis, Franco Ressel, Luigi Tosi, Cristina Gaioni, Silvana Bacci, Tina Conte, Consalvo Dell'Arti, Renato Terra, José Manuel Martín...

Résumé: L'agent S03 alias George Steele accepte une nouvelle mission. Il doit se rendre en Afrique du Nord où de l'uranium a été détecté sous terre. L'uranium est en fait caché dans une cité souterraine construite par les survivants de l'Atlantide. Un mégalomane du nom de Ben Ullah veut s'en emparer mais il est avant tout intéressé par le rubinium, un minerai que possèdent les atlantes qui lui donnerait le pouvoir absolu. Steele a pour mission d'empêcher Ben Ullah de s'en emparer mais sa mission s'avère plus compliquée que prévue puisque les Atlantes ont eux aussi de bien funestes projets...

Durant ses quarante ans de carrière le vétéran Domenico Paolella s'est essayé le plus souvent avec succès à bon nombre de genres. Il s'est illustré dans le film d'aventures en tout début de parcours puis se fit un des spécialistes du péplum avant de se lancer dans le western, le film clérical, le polar pour finir tristement dans la sexy comédie. Paolella comme pas mal de ses confrères a également tenté une incursion dans l'eurospy lorsque le filon né du succès des James Bond était en vogue. Réalisé en 1965 Agente S03 operazione Atlantide est un petit délire pelliculaire, un mélange d'espionnage, de science-fiction et de

péplum / de mythologie complètement fou qui demeure un des films les plus méconnus du metteur en scène.
L'agent secret George Steele alias agent S03 est en route pour le Japon où il compte bien passer quelques vacances. Il fait escale en Italie où ses chefs l'attendent afin de lui confier une nouvelle et délicate mission. Des signaux ont repéré de l'uranium dans le désert du Sahara. Celui ci serait enterré sous terre. Cette étrange découverte serait-elle liée à la récente disparition du professeur Gunther Reisch, éminent scientifique allemand spécialisé dans la recherche de l'uranium? Steele accepte la mission et se rend en Afrique du Nord où

l'attend sa partenaire Fatma dont le nom de code est Bella donna. Après investigations ils découvrent que l'uranium est en fait caché dans une ville souterraine protégée par un champ de force radioactif construite par les survivants de l'Atlantide eux mêmes. Les Atlantes possèdent du Rubinium, un puissant minerai contenu dans une météorite, qui pourrait leur assurer le pouvoir absolu sur la Terre. Il est convoité par une organisation criminelle secrète dirigée par un certain Ben Ullah aux cotés du professeur Reisch lui même. Avec l'aide des chinois tout deux préparent l'invasion de l'Amérique dans le but de dominer le monde. Le Rubinium les rendrait invincibles. Steele les convainc de les laisser lui et Fatma aller à la

rencontre des Atlantes et de la princesse Alvia, fille de Solis. Il veut surtout la convaincre de lui remettre le Rubinium afin qu'il ne tombe pas aux mains de Ben Ullah. Si Fatma qui en fait a pris la place de la vraie Belladonna, tuée par Ben Ullah, joue double jeu Alvia qui n'est peut-être pas celle qu'on croit joue tout autant. Elle a choisi de trahir son peuple en se joignant à un certain Yussef afin de pouvoir elle aussi contrôler la terre. De leur coté les Atlantes ont aussi leur propre plan de conquête. Ils vont donner bien du fil à retordre à Steele qui finira par mettre en échec tant les Atlantes que l'organisation et sauver notre planète...
Pour sa seule et unique incursion dans le genre on ne peut pas dire que Paolella ait choisi

la voie de la facilité, de la vraisemblance et de la logique. Avec Opération Atlandide il nous offre une véritable petite folie sans queue ni tête mais O combien jouissive à laquelle même James Bond n'aurait pas osé penser. Le film s'ouvre de manière classique. On fait connaissance avec le bel agent secret américain S03 devenu 003 en français en partance pour le Japon pour des vacances qu'on devine bien méritées. Son escale à Rome va bousculer ses plans. Voilà qu'il doit mener à bien une mission des plus urgentes et se rendre en Afrique du Nord. A partir de là le récit se transforme en quelque chose d'absolument délirant qui mêle joyeusement l'eurospy traditionnel et ses différents éléments

avec ici un mégalomane qui veut dominer le monde aux cotés des chinois, la science-fiction pure et le mythe des Atlantes qui vivraient cachés sous terre quelque part dans le Sahara en attendant de dominer le monde.
Sur cette trame déjà bien farfelue se greffe toute une palette de trouvailles plus démentes les unes que les autres. Si tout le monde trahit tout le monde (une habitude du genre quitte à nous faire perdre le fil conducteur de l'histoire à ne plus savoir qui est qui, qui fait quoi et pourquoi), joue double voire triple jeu, il faut surtout accepter le fait que l'Atlantide existe bel et bien sans que cela ne fasse sourciller personne pas même notre agent qui va devoir

résoudre un problème pour lequel il n'a aucune connaissance. Il se retrouve donc face entre autres à un scientifique qui dissimule son identité derrière un masque en latex que renierait pas Fantomas, la princesse atlante qui a le pouvoir de transformer telle Méduse les hommes en verre, une météorite géante contenant le rubinium (Neptonio dans la version italienne), une cité souterraine protégée par un champ radio-actif... et des inventions tout aussi folles. Citons par exemple ces costumes spatiaux façon combinaisons et casques de plongée (à la Jules Verne), des hommes en grenouillère anti radiations qui se déplacent dans le désert, des valises qui ressemblent à des frigidaires à l'intérieur desquelles voyage

notamment Steele (dans la soute de l'avion puis accrochées à un chameau!!!), une machine à rayons X plutôt sympathique, un émetteur placé dans le coude de notre agent. N'oublions pas les maquillages et costumes des Atlantes dont ce méchant qui ressemble au Ming de Flash Gordon. Ajoutons à tout cela des poursuites en voitures et hélicoptère engendrant de belles cascades dans des décors faussement africains (le film fut tourné entièrement en Espagne, à Almeida), des poursuites en chameaux dans le désert... et on a ainsi notre dose d'exotisme toujours aussi agréable. Tous ces éléments se mêlent et s'entremêlent dans la plus grande confusion. On s'y perd un peu, même beaucoup, rien n'est jamais très clair,

mais qu'importe. On s'amuse. On est en pleine science-fiction, on nage dans l'insolite, l'étrange, le pur délire. Et on aime ça.
Bien peu d'eurospy ont osé être aussi fou et rien que pour ça le film de Paolella mérite toute l'attention d'autant plus qu'on y retrouve, genre oblige, quelques beautés que Steele en grand charmeur qu'il est séduit pour le meilleur et le pire. Il rencontre en premier Erika Blanc, version blonde, qui n'a que peu de présence à l'écran puis tombe dans les bras de sa partenaire Manolita Barroso (Agent S3S massacre au soleil, Colorado) avant de tomber sous le charme de la princesse atlante l'éphémère Bernardina Sarrocco.

Que dire de Steele lui même? L'europsy a vu des sous james Bond bien plus mauvais et surtout bien plus laids. L'allemand d'origine américaine John Ericson est jeune et plutôt charmant malgré un léger strabisme. Il a de quoi séduire la gente féminine. Grand spécialiste de la série télévisée et des téléfilms (dans quelle série des années 60, 70 et 80 ne l'a ton pas vu?) son jeu n'a rien d'extraordinaire mais on y croit autant qu'on croit au film. Et voir en plein désert notre agent chaussé de bottes en caoutchouc façon vacher vaut son pesant d'or! A ses cotés on reconnaitra un des grands méchants du cinéma italien Franco Ressel (Fritz), Dario De Grassi (Yussef, le traitre, encore un) et celle qui fut surnommée la

Brigitte Bardot italienne la toujours plantureuse Cristina Gaioni dans l'uniforme de Rosie l'hôtesse de l'air fourbe.
Des aventures farfelues l'europsy en a connu mais des aussi délirantes que celui ci, il y en a eu très peu et c'est ce qui fait tout son charme, tout son intérêt. Au final on n'a pas compris grand chose, on aura eu du mal à savoir qui est qui, qui trahit qui et pourquoi. On aura nagé en pleine confusion durant 90 minutes mais qu'est ce qu'on se sera amusé et pris plaisir à découvrir ces atlantes, leur cité, leurs pouvoirs dans ce foisonnement de décors tant exotiques que science-fictionnesques à trois sous. Inspiré par ses péplums qu'il venait tout

juste de quitter (la découverte de la cité atlante, de ses habitants et leurs costumes, est filmée tel un péplum), les bases de l'europsy alors à la mode et la science-fiction façon bande dessinée très années 60 Paolella signe une pellicule enthousiaste, loufoque, fofolle et tellement jouissive qu'elle a sa place sur les étagères de l'amateur et de ceux qui aiment les oeuvres Bis délirantes. A découvrir absolument.

  • Par Éric Draven | mercredi, 24 septembre 2025 | 13h48
  • CatégorieLes films

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