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La polizia interviene: ordine di uccidere

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Autres titres: Tireurs d'élite
Real: Giuseppe Rosati
Année: 1975
Origine: Italie
Genre: Polizesco
Durée: 97mn
Acteurs: James Mason, Leonard Mann, Janet Agren, Antonella Murgia, Stephen Boyd, Fausto Tozzi, Franco Interlenghi, Raffaele Curri, Enrico Maria Salerno, Tom Felleghy, Ennio Balbo, Giovanni Elsner, Peppino di Capri...

Résumé: Le capitaine Murri, un jeune policier idéaliste, enquête sur l’enlèvement d'un important directeur d'usine. Il se heurte malheureusement à l'incompréhension de ses supérieurs et à l'hostilité d'une police corrompue et de hauts dirigeants politiques véreux. Les divers attentats auxquels il échappe l'incitent à continuer son enquête malgré les supplications de sa fiancée qui, lasse de vivre dans la peur, aimerait qu'il quitte le métier. Lorsqu'elle est abattue, Murri se transforme en justicier pour faire tomber les têtes...

Giuseppe Rosati, réalisateur scénariste, ne laissera guère de trace dans l'histoire du polizesco malgré ses trois tentatives successives pour faire son entrée dans ce style cinématographique typiquement italien. La polizia interviene: ordine di uccidere est le
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premier film de cette insipide trilogie qui rappelle quelque peu Milano trema: la polizia vuole giustizia. Le moindre qu'on puisse dire c'est que cet énième police story à l'italienne ne viendra guère révolutionner le genre tant l'intrigue souffre de l'absence de véritable matière scénaristique. Le fond de l'histoire est des plus simples. Rosati tente comme bon nombre de ses confrères auparavant de dénoncer la corruption de la police et des services secrets. Le point de départ du film est l'enlèvement assez mouvementé d'un riche industriel par un
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groupe de terroristes. Cette ouverture pour la moins musclée suivie d'une jolie course-poursuite à travers Rome et de quelques coups de feu explosifs laissait entrevoir de bien beaux moments. Malheureusement après ce démarrage sur les chapeaux de roue le film perd de sa vitesse, s'essouffle très vite et se perd en longs bavardages souvent ennuyeux jusqu'au final qui tente vainement de réveiller le spectateur somnolent. Voilà bien tout le problème de ce polizesco fadasse, la nonchalance de la mise en scène et son manque de rythme. Quoi de plus ennuyeux en effet qu'un polar où il ne se passe quasiment rien. Les
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actions criminelles de ce groupe de voyous et la corruption tant des autorités que des membres du gouvernement, reflet de cette Italie plongée dans la terreur tremblant au nom des Brigades rouges, semblent rapidement être mises de coté au profit des doutes d'un petit flic quant à sa carrière et sa vie personnelle. Le capitaine Murri traine ainsi sa carcasse dans une Rome nocturne au bras de son épouse, allant de bars en restaurants au son d'interminables mélodies italiennes souvent ringardes, lasse de cette vie qu'elle ne désire plus, fatiguée de toujours devoir trembler à l'idée que son mari se fasse tuer en service.
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Elle est bien évidemment une victime toute désignée et sa mort, abattue en pleine rue par des terroristes, est donc toute téléphonée. Murri se transforme alors en justicier de la nuit afin de se venger et ainsi faire tomber les têtes des corrompus. Le final n'est en rien une surprise, lui aussi fort convenu malgré le nuage d'homosexualité dont Rosati parsème le film en faisant du sénateur un personnage gay. Cet aspect n'est pas du tout développé comme bien d'autres d'ailleurs, tout juste est il effleuré ce qui est parfois drôle. En ce sens Stephen Boyd est tout à fait impayable en dandy mafieux de la haute finance, l'oreille percée d'un diamant, la frange amidonnée.
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Malgré son discours démagogue, La polizia interviene: ordine di uccidere édité jadis en vidéo sous le titre Tireurs d'élite, en rapport à la brigade que Murri commande, n'apporte guère d'eau au moulin tant on a vu mieux. Tout reste superficiel, les idées sont assez mal exploitées lorsqu'elles sont exploitées. Quant aux personnages, ils sont à l'image du film, inconsistants, quand on ne se demande pas quelle est leur utilité exacte. Ainsi Janet Agren fait une apparition fugace dans le rôle d'une maitresse-indic de Murri (il est éperdument amoureux mais étrangement se permet des incartades) qui disparait du scénario au bout de
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cinq minutes tapantes, le temps de s'être déshabillée. Le plus regrettable est peut être la manque de charisme de Leonard Mann qui comme d'accoutumée semble ne pas exister. Leonard est mignon, Leonard porte à merveille sas paire de ray-ban, Leonard a un sourire charmeur et une moue attendrissante mais Leonard a toujours été d'une transparence assez stupéfiante. Il achève de détruire un film déjà bien mollasson au départ, un don qui se répète dans la plupart des polars dont il fut le héros.
Demeurent au crédit de Tireurs d'élite quelques scènes plaisantes, la présence de Antonella Murgia et une agréable partition musicale signée Paolo Vasile. Le film de Rosati sans être un total échec, est d'une totale insipidité. Certes il se laisse regarder mais il s'adresse surtout et avant tout aux inconditionnels du genre qui le verront comme une pièce de plus à leur collection. Ni plus ni moins. Rosati signera par la suite un plus musclé Paura in città / La peur règne sur la ville avec Maurizio Merli qui reprend le personnage incarné par Leonard Mann et un tout aussi insipide Crime du siècle avec Gloria Guida qui tentait vainement de donner une nouvelle orientation à sa carrière.

  • Par Éric Draven | mardi, 7 octobre 2014 | 19h01
  • CatégorieLes films

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